January 27, 2020 / 6:21 PM / 5 months ago

La Cour de cassation répond à Macron sur l'affaire Halimi

Les deux plus hauts magistrats de France ont souligné lundi que l'indépendance de la justice était "une condition essentielle du fonctionnement de la démocratie" dans une rare mise au point destinée à Emmanuel Macron, qui a suscité l'émoi dans le monde judiciaire en s'exprimant sur l'affaire Sarah Halimi. /Photo d'archives/REUTERS/Martin Bureau

PARIS (Reuters) - Les deux plus hauts magistrats de France ont souligné lundi que l’indépendance de la justice était “une condition essentielle du fonctionnement de la démocratie” dans une rare mise au point destinée à Emmanuel Macron, qui a suscité l’émoi dans le monde judiciaire en s’exprimant sur l’affaire Sarah Halimi.

“Le besoin de procès est là”, a déclaré le chef de l’Etat lors de sa visite en Israël, jeudi dernier devant la communauté française.

Le 19 décembre dernier, la cour d’appel de Paris a déclaré pénalement irresponsable Kobili Traoré, auteur du meurtre de Sarah Halimi, 64 ans, tuée en avril 2017 à Paris. Les parties civiles se sont pourvues en cassation.

“Même si à la fin le juge décidait que la responsabilité pénale n’est pas là, le besoin de procès est là”, a jugé Emmanuel Macron, ajoutant qu’un pourvoi en cassation “constitue une voie possible”. “Il faut que tout ce qu’un procès comporte de réparation puisse se tenir”, avait-il souligné.

Dans un bref communiqué, la première présidente de la Cour de cassation, Chantal Arens, et le procureur général près la Cour de cassation, François Molins, “rappellent que l’indépendance de la justice, dont le président de la République est le garant, est une condition essentielle du fonctionnement de la démocratie.”

“Les magistrats de la Cour de cassation doivent pouvoir examiner en toute sérénité et en toute indépendance les pourvois dont ils sont saisis”, ajoutent-ils.

Vendredi, la présidente de l’Union syndicale des magistrats (USM), Céline Parisot, avait affirmé qu’il n’appartenait pas au président de la République “de se prononcer sur une procédure pénale en cours”.

Sophie Louet, édité par Jean-Michel Bélot

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