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Une enquête ouverte contre Ségolène Royal

Ségolène Royal fait l'objet d'une enquête préliminaire du parquet national financier (PNF) qui cherche à vérifier l'usage que celle-ci a fait des moyens mis à sa disposition dans le cadre de ses fonctions d'ambassadrice des pôles. /Photo d'archives/REUTERS/Henry Romero

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal fait l’objet d’une enquête préliminaire du parquet national financier (PNF) qui cherche à vérifier l’usage que celle-ci a fait des moyens mis à sa disposition dans le cadre de ses fonctions d’ambassadrice des pôles.

L’enquête, menée par la brigade de répression de la délinquance économique, a été ouverte en novembre 2019 mais le PNF ne l’a confirmé que mercredi.

Cette annonce coïncide avec le “licenciement” de l’ex-ministre de l’Ecologie, dont elle a elle-même fait état mardi en publiant sur les réseaux sociaux une lettre du gouvernement la rappelant au devoir de réserve auquel sont tenus les diplomates.

La candidate socialiste à la présidentielle de 2007 a été nommée ambassadrice chargée de la négociation pour les pôles Arctique et Antarctique en juillet 2017, une fonction pour laquelle elle ne perçoit aucune rémunération mais bénéficie de moyens attribués par le Quai d’Orsay.

Le PNF a ouvert son enquête après des révélations de Radio France, publiées le 15 novembre.

Selon cet article, certains collaborateurs de Ségolène Royal, défrayés par le ministère, ont participé à la promotion de ses livres ou au fonctionnement de sa fondation, des tâches apparemment sans rapport avec la protection des pôles.

“Cette enquête (celle du PNF-NDLR) est parfaitement légitime dans une démocratie où la transparence sur l’utilisation des fonds publics est de rigueur”, a réagi l’ancienne ministre sur Facebook, tout en se défendant d’avoir employé les moyens dont elle disposait à des fins personnelles.

Selon elle, “les règles de rigueur qui s’imposent ont été parfaitement respectées”.

Les collaborateurs qui ont assisté à des séances de dédicaces en province l’ont fait durant leurs jours de congés payés et leurs déplacements ont été pris en charge par la maison d’édition Fayard, écrit-elle notamment.

Simon Carraud, édité par Jean-Michel Bélot

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