January 14, 2020 / 6:11 AM / 10 days ago

Les mégafeux en Australie pourraient devenir la norme, selon les scientifiques

Les gigantesques feux de brousse qui font rage en Australie pourraient devenir la norme à moins que la communauté internationale ne se mobilise rapidement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, avertissent les scientifiques. /Photo prise le 9 janvier 2020/REUTERS/AAP Image/Sean Davey

LONDRES (Reuters) - Les gigantesques feux de brousse qui font rage en Australie pourraient devenir la norme à moins que la communauté internationale ne se mobilise rapidement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, avertissent les scientifiques.

“Nous n’allons pas inverser le changement climatique à une échelle de temps concevable. Les conditions qui se déroulent actuellement ne disparaîtront donc pas”, a déclaré lundi le professeur Richard Betts au service national de météorologie britannique, qui a co-dirigé une étude examinant 57 articles scientifiques publiés depuis 2013 sur l’impact du changement climatique sur les incendies.

L’étude révèle que le changement climatique a entraîné une hausse de la fréquence et de la gravité des périodes à haut risque d’incendies, en raison de la combinaison de facteurs comme la hausse des températures, une faible humidité, de faibles précipitations et des vents forts.

Les effets ont été observés non seulement en Australie mais aussi de l’ouest des Etats-Unis et du Canada jusqu’au sud de l’Europe, en Scandinavie, en Amazonie et en Sibérie, montre le rapport.

A l’échelle mondiale, les saisons des incendies se sont allongées sur environ 25% de la surface végétale de la planète, entraînant une hausse d’environ 20% de la durée moyenne de la saison des incendies, selon les données d’observation.

“Les températures actuelles en Australie sont extrêmes”, prévient le professeur Richard Betts, mais elles pourraient devenir la norme dans un monde où le changement climatique augmente les températures de 3°C.

Selon l’Organisation météorologique mondiale, les températures moyennes risquent de progresser de 3 à 5°C au cours du siècle si rien n’est fait pour stopper la hausse des rejets de gaz à effet de serre, soit plus de trois fois les limites convenues dans le cadre de l’Accord de Paris de 2015.

Depuis octobre, les incendies qui ont ravagé 11,2 millions d’hectares, une surface équivalente à près de la moitié du Royaume-Uni, ont fait 28 morts et plusieurs milliers de sinistrés.

Sous le feu des critiques de l’opposition et des militants écologistes pendant plusieurs semaines pour sa gestion de la crise, le Premier ministre australien Scott Morrison a déclaré dimanche qu’il proposerait une enquête sur la catastrophe, notamment sur l’impact du changement climatique.

Matthew Green, version française Arthur Connan

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