December 9, 2019 / 3:19 PM / 8 months ago

France: L'enquête sur le Mondial au Qatar passe aux mains d'un juge

La justice française s'intéresse aux circonstances dans lesquelles la Fifa, plus haute instance mondiale du football, a confié au Qatar, le 2 décembre 2010, l'organisation de la Coupe du monde 2022. /Photo d'archives/REUTERS/Arnd Wiegmann

PARIS (Reuters) - L’enquête sur l’attribution de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar a changé de dimension avec l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet national financier (PNF), a-t-on appris lundi de source judiciaire.

En clair, les investigations seront menées non plus par le parquet, comme c’était le cas depuis l’ouverture de l’enquête préliminaire, en 2016, mais par un juge d’instruction.

L’information judiciaire a été ouverte pour corruption active et passive ainsi que pour le recel et le blanchiment de ces délits, précise-t-on de source judiciaire, confirmant des informations de Mediapart.

La justice française s’intéresse aux circonstances dans lesquelles la Fifa, plus haute instance mondiale du football, a confié au Qatar, le 2 décembre 2010, l’organisation de la Coupe du monde 2022.

A l’époque, cette désignation avait fait l’objet de vives critiques, les détracteurs arguant notamment du fait que la chaleur qui règne au Qatar se prête mal à la pratique d’un sport de haut niveau.

C’est dans le cadre de cette enquête que Michel Platini, gloire du football français des années 1970 et 1980, et deux anciens collaborateurs de Nicolas Sarkozy ont été longuement entendus en juin dernier par les enquêteurs, qui s’interrogent, entre autres, sur le rôle des dirigeants politiques et sportifs français dans cette affaire.

Un déjeuner organisé à l’Elysée le 23 novembre 2010, à neuf jours du vote de la FIFA, intrigue tout particulièrement la justice compte tenu de la concordance des dates et de la qualité des convives réunis autour de Nicolas Sarkozy : le prince héritier du Qatar Tamim ben Hamad al Thani (devenu émir en juin 2013) et le Premier ministre qatari de l’époque, Hamad ben Jassem al Thani, étaient alors présents autour de la table.

A l’issue de l’audition de Michel Platini sous le régime de la garde à vue, ses avocats avaient déclaré que celui-ci n’avait “strictement rien à se reprocher”.

Simon Carraud, édité par Sophie Louet

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