October 4, 2019 / 3:15 PM / a month ago

La restructuration d'EDF sera présentée plus tard que prévu

PARIS (Reuters) - EDF présentera son projet de scission en deux entités distinctes au printemps 2020 et non au mois de décembre comme le groupe le prévoyait initialement, selon un courrier du PDG Jean-Bernard Lévy envoyé à ses collaborateurs, que Reuters a pu consulter vendredi.

EDF présentera son projet de scission en deux entités distinctes au printemps 2020 et non au mois de décembre comme le groupe le prévoyait initialement, selon un courrier du PDG Jean-Bernard Lévy envoyé à ses collaborateurs, que Reuters a pu consulter vendredi. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Ce projet baptisé “Hercule” vise à séparer, d’une part, les activités nucléaires, hydrauliques et le transport d’électricité et, d’autre part, les énergies renouvelables, le commerce et le réseau de distribution Enedis notamment.

La première partie, regroupant les activités nucléaires, dite “bleue” serait renationalisée, la seconde, appelée “verte”, ouverte à des capitaux extérieurs.

Le PDG d’EDF impute le report de la restructuration à un retard dans la réforme de la régulation nucléaire.

“Une réorganisation sans meilleure régulation ne suffirait pas à donner à EDF les moyens financiers de tenir son rôle dans les investissements nécessaires pour la réussite de la transition énergétique”, a-t-il écrit dans le courrier, révélé par Europe 1.

“Aujourd’hui, les conditions ne sont pas réunies sur la régulation: la mise en place de la nouvelle Commission européenne, avec laquelle l’Etat doit mener des discussions, devrait permettre d’éclaircir la situation d’ici quelques mois.”

“Le nouveau calendrier des propositions sur l’organisation dépendra donc bien sûr du calendrier de la réforme de la régulation”, précise Jean-Bernard Levy.

“Cette clarification est absolument indispensable, y compris parce que les éléments juridiques et financiers de la nouvelle régulation conditionneront en grande partie mes propositions sur l’organisation”, ajoute-t-il.

EDF souhaite la suppression ou, à défaut, une révision du mécanisme de régulation actuel qui permet à ses rivaux de lui acheter de l’électricité à un prix fixe de 42 euros par mégawatt-heure (MWh) au lieu de s’approvisionner à des prix plus élevés sur le marché de gros.

L’électricien juge que ce système est une forme de subvention pour ses concurrents et ne permet pas de financer les investissements nécessaires pour son parc nucléaire.

Hostiles au projet de restructuration, les syndicats CGT, CFE CGC, CFDT et FO mettent en demeure la direction et le gouvernement de le retirer définitivement d’ici au 10 octobre, sans quoi des grèves seront organisées.

L’un des membres de la CGT a déclaré vendredi que les syndicats avaient eu des rencontres avec des représentants du gouvernement et de la direction d’EDF, mais que rien ne laissait penser que le gouvernement allait mettre un terme au projet.

Bate Felix, Benoit Van Overstraeten, Simon Carraud et Caroline Pailliez pour la version française, édité par Jean-Michel Bélot

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below