October 1, 2019 / 4:58 AM / a month ago

Johnson esquisse de nouvelles pistes pour contourner le "backstop"

MANCHESTER, Angleterre (Reuters) - Boris Johnson a esquissé mardi de nouvelles propositions en vue de retirer de l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne le “backstop” nord-irlandais, cette clause de sauvegarde dont le Premier ministre britannique refuse d’entendre parler.

Boris Johnson a esquissé mardi de nouvelles propositions en vue de retirer de l'accord de retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne le "backstop" nord-irlandais, cette clause de sauvegarde dont le Premier ministre britannique refuse d'entendre parler. /Photo prise le 1er octobre 2019/REUTERS/Phil Noble

“Nous pensons vraiment qu’il y a un bon moyen de progresser”, a-t-il dit dans une interview à la chaîne de télévision ITV. “Nous travaillons d’arrache-pied pour obtenir un accord.”

Ces propositions devraient être soumises mercredi ou jeudi à Bruxelles, où le scepticisme domine. Un diplomate européen confiait même mardi à l’agence Reuters que Londres, sous la houlette de Boris Johnson, négocie en “kamikaze”.

La question de la frontière entre l’Irlande, membre de l’UE, et de l’Irlande du Nord, qui appartient au Royaume-Uni, est l’une des plus épineuses dans les discussions entre Londres et Bruxelles sur le Brexit, censé intervenir le 31 octobre.

Européens et Britanniques souhaitent empêcher le rétablissement d’une frontière “physique” pour éviter un réveil des tensions communautaires en Irlande du Nord, mais ils divergent sur les modalités pour y parvenir.

L’UE s’était entendue avec l’ancienne Première ministre britannique Theresa May sur une “clause de sauvegarde” (“backstop”). Celle-ci prévoit que le Royaume-Uni restera dans une union douanière avec l’UE jusqu’à la mise en place d’”arrangements de substitution” qui éviteraient le retour à une frontière dure dans le cadre d’un accord de libre-échange.

“Ce que nous voulons, c’est nous débarrasser du ‘backstop’, c’est le point le plus important”, a martelé Boris Johnson, qui répète depuis son arrivée au 10, Downing Street que le Brexit aura lieu coûte que coûte, avec ou sans accord, à la date du 31 octobre.

Quitter l’UE en restant bloqué dans une union douanière n’aurait aucun sens, a-t-il ajouté.

Sur ITV, le dirigeant britannique a souligné qu’il faudrait bien des contrôles “quelque part” sur l’île d’Irlande, mais que cela ne nécessiterait pas de nouvelles infrastructures.

“Il faut des contrôles mais ils peuvent se dérouler entre l’importateur et l’exportateur, en l’expéditeur et le destinataire, il existe des méthodes pour gérer cela qui n’impliquent pas d’infrastructures physiques et qui ne sont pas laborieuses”, a-t-il dit.

Johnson a par ailleurs démenti des informations de la radiotélévision irlandaise RTE, qui rapportait lundi soir que le Royaume-Uni allait proposer la création de “centres de dédouanage” des deux côtés des 500 km de la frontière irlandaise après le Brexit afin d’éviter des contrôles sur la frontière.

La RTE, s’appuyant sur des documents techniques envoyés par Londres à Bruxelles, ajoutait que ces ‘centres’, de fait des postes douaniers, seraient situés entre 5 et 10 miles (8-16 km) en retrait de la frontière.

avec John Chalmers, Gabriela Baczynska et Jan Strupczewski à Bruxelles et Graham Fahy à Dublin; Bertrand Boucey, Jean Terzian et Henri-Pierre André pour le service français, édité par Sophie Louet

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