September 25, 2019 / 10:02 AM / a month ago

France: Castaner exige des excuses de Mélenchon, qui réplique

PARIS (Reuters) - Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a exigé mercredi des excuses de Jean-Luc Mélenchon, jugeant “inacceptables” des propos du chef de file de La France insoumise sur les policiers “barbares” .

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a exigé mercredi des excuses de Jean-Luc Mélenchon, jugeant "inacceptables" des propos du chef de file de La France insoumise sur les policiers "barbares". /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann

Le député de Marseille a répliqué sans attendre sur son compte Twitter, estimant qu’il revenait au ministre de l’Intérieur de présenter “des excuses aux Français” pour “un déchaînement de violences disproportionnées”.

Mardi, l’élu avait parlé de “barbares” lors d’une manifestation à Paris contre le projet de réforme des retraites.

“Inacceptable insulte à nos forces de l’ordre mobilisées, chaque jour, pour protéger les Français, au péril de leur vie”, a réagi Christophe Castaner sur Twitter. “Jean-Luc Mélenchon leur doit le respect et désormais des excuses.”

Son secrétaire d’Etat, Laurent Nunez, a dénoncé pour sa part sur le réseau social un comportement “indécent et indigne d’un élu de la Nation”.

La sortie du candidat aux présidentielles de 2012 et 2017 a également suscité l’ire de plusieurs syndicats de forces de l’ordre, notamment Alternative Police qui a exhorté Christophe Castaner à engager des poursuites pour incitation à la haine.

Dans un tract, Alliance-Police nationale est allé plus loin en appelant à un rassemblement devant le siège parisien de La France insoumise, jeudi à 11h00 (09h00 GMT).

Une “manifestation illégale”, a fustigé Jean-Luc Mélenchon, qui a réclamé via Twitter “la protection de la gendarmerie” et demandé celle de “témoins populaires”.

Les propos à l’origine de cette poussée de fièvre étaient adressés mardi à un manifestant qui l’interpellait sur les violences policières, selon des images tournées par plusieurs journalistes présents.

“C’est des barbares, soyez prudents parce qu’ils ne s’arrêtent plus maintenant”, a-t-il dit. “Samedi (jour de manifestations en faveur du climat et contre la réforme des retraites-NDLR), si j’y avais été, ils me tuent (...), ils attendent le prétexte.”

Ces déclarations ne visaient pas les policiers mais “Macron et son gouvernement (qui) s’en prennent aux manifestants pour le climat, aux gilets jaunes, aux décrocheurs de portraits, aux syndicalistes”, a justifié l’eurodéputé LFI Manuel Bompard sur Twitter.

Simon Carraud avec Sophie Louet

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