September 19, 2019 / 8:19 AM / 2 months ago

Arabie: Le Drian juge "peu crédible" la revendication des Houthis

PARIS, (Reuters) - La revendication par les rebelles houthis du Yémen des attaques du week-end dernier contre des installations de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco est “relativement peu crédible” mais il faut attendre les résultats de l’enquête internationale lancée par les Saoudiens, a déclaré jeudi matin Jean-Yves Le Drian.

La revendication par les rebelles houthis du Yémen des attaques du week-end dernier contre des installations de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco est "relativement peu crédible" mais il faut attendre les résultats de l'enquête internationale lancée par les Saoudiens, a déclaré jeudi matin Jean-Yves Le Drian. /Photo prise le 29 juillet 2019/REUTERS/Adriano Machado

“Les Houthis (...) ont annoncé que c’était eux qui avaient provoqué cette intervention, c’est relativement peu crédible”, a dit le ministre français des Affaires étrangères sur CNews.

“Puisqu’il y a une enquête internationale, attendons ses résultats”, a-t-il poursuivi, rappelant que la France avait envoyé ses propres experts sur place.

Sept experts français des explosifs, de la défense sol-air et des trajectoires de missiles sont en cours de déploiement en Arabie saoudite, a précisé Yasmine-Eva Farès-Emery, porte-parole du ministère des Armées.

Le ministère saoudien de la Défense, qui a présenté mercredi à la presse des débris de drones et de missiles utilisés lors des attaques de samedi contre les sites d’Abkaïk et de Khouraïs, a affirmé que ces éléments prouvaient de façon “indéniable” qu’il s’agit d’une agression iranienne.

“Je n’ai pas d’avis particulier avant qu’il y ait des résultats”, a dit Jean-Yves Le Drian.

Il a ajouté que l’enquête internationale initiée par les Saoudiens serait rapide.

“Il faut tout mettre en oeuvre pour qu’il y ait une désescalade” dans cette région où “les risques de conflictualité sont majeurs” et où “la moindre étincelle peut provoquer un embrasement”, a martelé le chef de la diplomatie française.

Il a observé que l’Assemblée générale annuelle des Nations unies qui s’ouvre cette semaine à New York fournirait une occasion d’y travailler.

Emmanuel Macron a prévu de rencontrer à cette occasion ses homologues américain Donald Trump et iranien Hassan Rohani - si ce dernier obtient un visa nécessaire pour se rendre au siège new-yorkais des Nations unies. “J’espère que le bon sens va revenir”, a dit à ce sujet le ministre français.

Jean-Yves Le Drian a par ailleurs préconisé d’en revenir à l’accord de juillet 2015 qui encadre le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions internationales.

Les Etats-Unis s’en sont retirés en mai 2018 et ont rétabli leurs sanctions contre la république islamique; l’Iran a commencé au printemps dernier à se dégager d’une partie de ses engagements pris dans ce cadre et a mis en demeure les autres signataires du Plan d’action global commun de 2015 (PAGC, ou JCPOA en anglais) de le préserver.

Le ministre français s’est également dit incapable de dire à ce stade ce que ferait la France en cas d’intervention saoudienne ou américaine contre l’Iran. “Je ne fais pas des projets sur des hypothèses qui ne sont pas aujourd’hui sur la table”, a-t-il dit.

Jean-Stéphane Brosse, Henri-Pierre André et Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot

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