March 12, 2019 / 4:13 PM / 7 months ago

Décision fin 2019 pour les salariés de Renault-Trucks

Les 1.208 salariés ou retraités de Renault-Trucks, filiale de Volvo, qui poursuivent l’entreprise pour "préjudice d’anxiété" après le classement "amiante" du site de Vénissieux (Rhône) connaîtront le 29 octobre le niveau de leurs indemnités. /Photo d'archives/REUTERS/Saad Shalash

RILLIEUX-LA-PAPE, Rhône (Reuters) - Les 1.208 salariés ou retraités de Renault-Trucks, filiale de Volvo, qui poursuivent l’entreprise pour “préjudice d’anxiété” après le classement “amiante” du site de Vénissieux (Rhône) connaîtront le 29 octobre le niveau de leurs indemnités.

Le Conseil des Prud’hommes de Lyon a examiné mardi ces dossiers déposés dans le cadre d’une action collective et a dû délocaliser son audience dans une salle de fêtes de banlieue à Rillieux-la-Pape pour accueillir un millier de plaignants arrivés dans la matinée par cars entiers.

Les plaignants réclament une indemnisation de 15.000 euros par personne, soit un total de 18 millions d’euros, pour avoir été exposés directement ou indirectement aux poussières d’amiante entre 1964 et 1996, date de classement de classement de l’entrepris en “amiante”. Une demande d’indemnisation initialement prévue au double mais revue à la baisse au regard de la jurisprudence qui indemnise plutôt pour ce genre de préjudice entre 8.000 et 12.000 euros par personne.

“L’amiante a une faculté aérolite, c’est-à-dire que c’est une fibre très légère qui met entre 10 et 12 heures pour retomber au sol et expose donc tous les salariés”, a déclaré l’avocat des salariés, Cédric de Romanet, pour expliquer que les ouvriers, mais aussi “la comptable qui passe par les ateliers, la secrétaire qui reçoit dans son bureau un ouvrier en bleu de travail, l’infirmière” sont touchés.

Il a estimé que 20 personnes ont déjà trouvé la mort à cause de l’amiante dans l’usine et expliqué que les cancers pouvaient apparaître entre 10 et 40 ans après l’exposition, ce qui justifie selon lui le préjudice d’angoisse des plaignants.

Pour Renault-Trucks, Me Elodie Bossuot-Quin a contesté les demandes des salariés non malades et l’exposition aux poussières d’amiante du personnel administratif travaillant dans les bureaux et dans l’usine moteur, tout comme elle a contesté le principe du préjudice d’anxiété.

Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse

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