December 5, 2018 / 10:14 PM / in 10 days

Gilets jaunes: La hausse de la taxe carbone est abandonnée, dit l'Elysée

PARIS (Reuters) - La hausse de la taxe carbone est abandonnée et sera remplacée par des dispositifs préservant le pouvoir d’achat des Français, ont précisé mercredi Emmanuel Macron et Edouard Philippe, soucieux de calmer la colère des “Gilets jaunes”.

La hausse de la taxe carbone est abandonnée et sera remplacée par des dispositifs préservant le pouvoir d'achat des Français, ont précisé mercredi Emmanuel Macron et Edouard Philippe, soucieux de calmer la colère des "Gilets jaunes". /Photo prise le 5 décembre 2018/REUTERS/Régis Duvignau

Parallèlement, le chef de l’Etat a explicitement exclu un rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), après une journée émaillée de déclarations dissonantes de membres du gouvernement.

Après les violences spectaculaires survenues lors de manifestations des “Gilets jaunes” samedi, en particulier à Paris, le Premier ministre a annoncé mardi le gel pour six mois de trois mesures de fiscalité écologique, un geste jugé insuffisant par certains “Gilets jaunes”.

Mercredi soir, la présidence de la République a annoncé que “le président de la République et le Premier ministre ont souhaité de concert que la hausse de la taxe carbone prévue dans le PLF (projet de loi de finances-NDLR) 2019 soit supprimée”.

“Le débat citoyen et parlementaire des semaines et des mois à venir devra permettre de trouver les solutions et les financements qui répondront aux enjeux de la transition écologique, solutions qui devront préserver le pouvoir d’achat de nos concitoyens”, a-t-on ajouté à l’Elysée.

Ces déclarations précisent les intentions de l’exécutif, qui avait déjà annoncé que la hausse de la taxe carbone sur les carburants serait abandonnée si les débats des prochains mois ne débouchaient pas sur des solutions pour la rendre acceptable.

Une source à l’Elysée avait expliqué mardi qu’il n’était pas question de revenir dans six mois à l’augmentation prévue initialement au 1er janvier.

“On suspend pour se donner le temps d’une réflexion qui doit permettre, dans six mois, de proposer des solutions qui feront que soit ces taxes ne seront plus les mêmes, soit il y aura des mesures d’accompagnement qui les rendront indolores”, avait-elle dit.

Sur l’ISF, transformé en début de quinquennat en “impôt sur la fortune immobilière (IFI) centré sur le seul patrimoine immobilier, Emmanuel Macron a parallèlement voulu clarifier la situation.

“Nous ne détricoterons rien de ce qui a été fait depuis 18 mois”, a dit le président lors du conseil des ministres, selon Les Echos, des propos ensuite confirmé à Reuters par l’Elysée.

Jean-Baptiste Vey, édité par Myriam Rivet

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