December 3, 2018 / 11:30 AM / 13 days ago

Blocage d'ambulanciers place de la Concorde à Paris

PARIS (Reuters) - Plusieurs centaines d’ambulanciers ont bloqué lundi la place de la Concorde pour protester contre la réforme du financement du transport médical, sans renier par ailleurs une proximité avec le mouvement des “Gilets jaunes”.

Plusieurs centaines d'ambulanciers ont bloqué lundi la place de la Concorde pour protester contre la réforme du financement du transport médical, sans renier par ailleurs une proximité avec le mouvement des "Gilets jaunes". /Photo prise le 3 decembre 2018/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Selon un décompte de la préfecture de police de Paris établi en fin de journée, 600 véhicules et 800 personnes se sont rassemblées place de la Concorde entre 07h00 et 20h30, avant de “se disperser sans incident”.

Les ambulanciers, dont c’est le deuxième blocage parisien après un premier sur le périphérique le 5 novembre, protestent contre un article de la loi de financement de la sécurité sociale 2017.

L’article 80 entré en vigueur cette année permet aux cliniques et hôpitaux d’organiser des appels d’offre pour les transferts de patients entre établissements, une mesure dénoncée comme défavorable aux petites structures indépendantes qui composent aujourd’hui la majorité du secteur face à de grands groupes comme Keolis (filiale de la SNCF).

Selon les manifestants, la mesure conçue notamment pour réduire les coûts associés au transport médical, représente une porte ouverte à une “ubérisation” des ambulances, y compris pour les trajets domicile - hôpital.

Les ambulances, sirène en marche, ont bloqué la place de la Concorde, depuis la rue Royale, rive droite, jusqu’aux grilles de l’Assemblée nationale, rive gauche, un périmètre encadré par les forces de l’ordre, tout proche du secteur touché par des dégradations au cours des manifestations de “Gilets jaunes” du week-end.

Le député et ancien candidat à l’élection présidentielle Jean Lassalle est venu à leur rencontre pour dénoncer la politique “destructrice” du gouvernement, avant de passer un gilet jaune sous des acclamations “Lassalle président”.

“Ils veulent tuer notre profession, si tout cela passe, on est mort”, a estimé Nicolas Cambon, gérant d’une société d’ambulances à Montpellier.

“On ne veut pas être confondus avec les Gilets jaunes, il y a des revendications bien précises”, a-t-il ajouté, tout en reconnaissant que de nombreux ambulanciers ont aussi participé au mouvement des “Gilets jaunes”. “On a les mêmes revendications par rapport au gouvernement, qui ne nous écoute pas”, a-t-il dit.

La déclaration de manifestation déposée auprès de la préfecture de police de Paris prévoyait initialement un défilé cantonné au 7e arrondissement, passant par le ministère de la Santé.

Julie Carriat, édité par Yves Clarisse et Elizabeth Pineau

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