July 26, 2018 / 6:24 AM / 4 months ago

Macron en Espagne et au Portugal, loin de l'affaire Benalla

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron se rend ce jeudi en Espagne et vendredi au Portugal pour travailler sur les migrations, l’avenir de l’Europe et les interconnexions énergétiques, loin de la crise liée au comportement de son ex-collaborateur Alexandre Benalla.

Emmanuel Macron se rend ce jeudi en Espagne et vendredi au Portugal pour travailler sur les migrations, l'avenir de l'Europe et les interconnexions énergétiques, loin de la crise liée au comportement de son ex-collaborateur Alexandre Benalla. /Photo prise 17 juillet 2018/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Les journalistes auront au moins deux occasions pour l’interroger sur ce feuilleton politico-judiciaire : une conférence de presse avec le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, jeudi soir à Madrid, et une conférence de presse, vendredi soir à Lisbonne, avec le Premier ministre portugais, Antonio Costa, Pedro Sanchez et le commissaire européen Climat-Energie, Miguel Arias Canete.

Le chef de l’Etat, qui refuse le plus souvent de répondre à l’étranger à des questions qui ne sont pas liées à son déplacement, s’est exprimé mardi soir loin des journalistes.

Invitant, devant les parlementaires de son mouvement, un adversaire indéterminé à venir le “chercher” et mettant en cause le travail de la presse, il a adopté une défense paradoxale et risquée, qui a provoqué la fureur de l’opposition.

Lors d’un déplacement dans les Hautes-Pyrénées mercredi soir, il a pour la première fois répondu à des journalistes, devant lesquels il a critiqué la “frénésie” et l’”emballement” suscités par l’affaire Benalla.

Seront prioritairement abordés avec Pedro Sanchez, les migrations et le renforcement de la zone euro, sujets sur lesquels la France et l’Espagne ont de fortes convergences, souligne la présidence française. Des déclarations communes devraient être diffusées à l’issue.

La Commission européenne a proposé mardi de verser aux Etats membres 6.000 euros, tirés du budget de l’Union, pour chaque demandeur d’asile accueilli sur leur sol, et de couvrir les frais de fonctionnement des “centres contrôlés” que les pays volontaires ouvriront pour y placer les migrants le temps de décider qui d’entre eux peut bénéficier du droit d’asile.

La France va discuter des propositions de la Commission avec les autorités italiennes, à l’origine de la récente crise politique sur le sujet des migrations, a précisé l’Elysée.

La France et l’Espagne ont également des positions très proches sur le prochain budget de l’Union, le Brexit et la défense européenne, a-t-on souligné.

Emmanuel Macron dînera jeudi avec le roi d’Espagne, Felipe VI.

A Lisbonne vendredi, il participera avec Antonio Costa à une “consultation citoyenne”, ces conférences sur l’avenir de l’Union que le président français a convaincu ses partenaires d’organiser comme un prélude aux élections européennes de mai 2019.

Après un déjeuner avec le Premier ministre portugais, il participera avec lui à un sommet sur les interconnections énergétiques, avec notamment Pedro Sanchez, la question des interconnections électriques et gazières avec la France concernant l’ensemble de la péninsule ibérique.

Plusieurs projets importants sont en cours, en particulier l’interconnexion électrique dans le Golfe de Gascogne, pour laquelle la Commission doit débloquer près de 600 millions d’euros.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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