July 11, 2018 / 11:42 AM / 3 months ago

Djamel Beghal devrait être expulsé vers l'Algérie-Le Monde

PARIS (Reuters) - Djamel Beghal, une figure de l’islam radical qui est considéré comme le mentor d’un des tueurs de Charlie Hebdo, devrait être expulsé vers l’Algérie à sa sortie de prison prévue le 16 juillet, affirme mercredi Le Monde dans son édition en ligne.

“Après de délicates tractations diplomatiques entre Paris et Alger autour de ce dossier, les choses semblent s’apaiser”, peut-on lire. “Un laissez-passer consulaire devrait être rapidement délivré, permettant à Djamel Beghal de rejoindre son pays de naissance alors que ses papiers d’identité algériens sont périmés.”

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a déclaré mercredi lors du compte rendu du conseil des ministres qu’il ne disposait pas d’informations sur ce sujet.

Djamel Beghal, un ressortissant franco-algérien déchu de sa nationalité française, purge une peine de 10 ans de prison pour avoir participé à un projet d’évasion d’un membre du Groupe islamique armé (GIA) algérien, Smaïn Aït Ali Belkacem, condamné à perpétuité pour un attentat dans le RER, à Paris, en 1995.

Il est également considéré comme le mentor de Chérif Kouachi, un des auteurs de l’attaque de janvier 2015 à Paris contre Charlie Hebdo, et d’Amedy Coulibaly, qui a tué quatre juifs dans une supérette et une policière à la même époque.

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, avait déclaré le 13 juin sur France Inter que la France souhaitait l’expulser vers l’Algérie à sa sortie de prison et que, si l’Algérie refusait de l’accueillir, il serait assigné à résidence” c’est-à-dire placé sous “surveillance constante”.

Détenu à la prison de Vezin-le-Coquet (Ille-et-Vilaine), Djamel Beghal a obtenu, en avril, de la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Rennes, une réduction de peine exceptionnelle de vingt jours, alors que sa sortie théorique était prévue le 5 août.

“Il n’y a pas eu d’incident majeur concernant Beghal signalé ces dernières années”, dit une source de l’administration pénitentiaire.

Il est donc libérable le 16 juillet, mais cette libération conditionnelle a été accordée sous condition suspensive de l’expulsion vers l’Algérie et, selon une source proche du dossier, des discussions sont en cours avec Alger.

“Selon le Quai d’Orsay, qui pilote ce dossier, la coopération antiterroriste avec Alger serait ‘fluide’, et la résolution de son cas en ‘bonne voie’”, dit Le Monde.

Si Alger refuse de le reprendre, la surveillance judiciaire ne pourra excéder 23 mois et 15 jours, total des remises de peine obtenues par Djamel Beghal au cours de sa détention.

Yves Clarisse, avec Emmanuel Jarry et Jean-Baptiste Vey

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