July 3, 2018 / 5:26 PM / 4 months ago

La France va accueillir 130 migrants de l'Aquarius et du Lifeline

PARIS (Reuters) - La France va accueillir 130 migrants qui se trouvaient à bord de l’Aquarius et du Lifeline, deux navires humanitaires au coeur fin juin de tensions entre pays européens, et leur octroyer le droit d’asile, a-t-on appris mardi auprès du Quai d’Orsay et de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides.

La France va accueillir 130 migrants qui se trouvaient à bord de l'Aquarius et du Lifeline, deux navires humanitaires au coeur fin juin de tensions entre pays européens, et leur octroyer le droit d'asile, a-t-on appris mardi auprès du Quai d'Orsay et de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. /Photo prise le 27 juin 2018/REUTERS/Darrin Zammit Lupi

Pour le Lifeline, l’Ofpra “a pu mener à bien plusieurs dizaines d’entretiens qui ont permis d’établir une liste de 52 personnes relevant d’un besoin de protection internationale”, a indiqué la porte-parole du ministère des Affaires étrangères lors d’un point presse. “Le transfert vers la France sera organisé dans les prochains jours”.

Le Lifeline, au bord duquel se trouvaient 234 migrants, a attendu six jours fin juin en Méditerranée faute de feu vert des autorités italiennes, avant d’être finalement autorisé à accoster au port de la Valette, à Malte.

Le navire humanitaire de l’ONG allemande Mission Lifeline a été accusé par Paris et Rome de faire le jeu des passeurs en refusant de remettre les migrants aux gardes-côtes libyens comme le demandait le gouvernement italien.

En plus de la France, sept autres pays européens (Italie, Irlande, France, Portugal, Luxembourg, Belgique, Pays-Bas, Malte) se sont dits prêts à recueillir une partie des 234 migrants du Lifeline.

“Cette réponse démontre l’importance de la coordination entre partenaires européens dans le respect du droit international”, a estimé la porte-parole du Quai d’Orsay. “C’est la même démarche coopérative qui a inspiré les conclusions du dernier Conseil européen des 28 et 29 juin, s’agissant en particulier du projet d’établir des centres contrôlés sur le territoire de l’Union”.

“Il s’agit d’organiser la solidarité entre les États membres pour identifier les personnes susceptibles de bénéficier de la protection et organiser le retour de celles qui ne peuvent y prétendre”, a-t-il ajouté.

Concernant l’Aquarius, les équipes de l’Ofpra se sont rendues à Valence, où le navire humanitaire a accosté le 11 juin après avoir également essuyé un refus des autorités italiennes.

L’Ofpra a “entendu 135 personnes” sur les 629 migrants qui ont débarqué dans le port espagnol, a dit à Reuters le directeur général de l’Ofpra, Pascal Brice. “Environ 80 personnes, essentiellement du Darfour et de l’Érythrée, vont pouvoir bénéficier de la protection de la France”.

La position du gouvernement français dans la crise de l’Aquarius lui a valu des critiques de l’opposition de gauche, de certains élus de la majorité et d’associations de défense des migrants.

Emmanuel Macron, qui a invoqué le droit maritime international pour justifier la décision de la France de ne pas laisser accoster le navire, a riposté en fustigeant les “déclarations d’estrade” et une vision par un “petit bout de la lorgnette”.

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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