June 30, 2018 / 9:32 AM / 4 months ago

Menaces d'AZF contre le réseau ferré : deux mises en examen

PARIS (Reuters) - Deux personnes soupçonnées d’appartenir au groupe baptisé “AZF”, auteur de menaces d’attentats contre le réseau ferré français à partir de 2003, ont été mises en examen, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Deux personnes soupçonnées d'appartenir au groupe baptisé "AZF", auteur de menaces d'attentats contre le réseau ferré français à partir de 2003, ont été mises en examen, a-t-on appris samedi de source judiciaire. /Photo prise le 4 avril 2018/REUTERS/Benoit Tessier

Les deux suspects, un homme et un femme déférés vendredi, “ont été mis en examen des chefs d’association de malfaiteurs terroristes, d’infraction à la législation sur les explosifs en relation avec une entreprise terroriste, de menace de destruction par un moyen dangereux sous conditions en relation avec une entreprise terroriste”, a-t-on précisé.

L’homme a été placé sous mandat de dépôt, la femme a été placée sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet.

Le mystérieux groupe AZF avait signé plusieurs menaces d’attentats contre le réseau ferroviaire à partir du 11 décembre 2003, avec une demande de rançon de quatre millions d’euros et d’un million de dollars.

Selon des informations de presse, du Parisien/Aujourd’hui en France notamment, le motif de ces actes serait crapuleux. Les suspects auraient élaboré leur plan au sein d’une entreprise de traitement d’eau de l’Yonne où ils travaillaient.

Les menaces, proférées via des courriers envoyés à l’Elysée et au ministère de l’Intérieur et des petites annonces passées dans le quotidien Libération sous le pseudonyme “Mon Gros Loup”, étaient essentiellement motivées par des raisons financières, peut-être liées à l’important endettement de la société.

L’affaire a été relancée par des prélèvements ADN retrouvés à l’époque sur une boîte en plastique contenant une bombe artisanale.

Après les premières menaces de décembre 2003, plus de 10.000 cheminots avaient été mobilisés pour examiner 32.000 km de voies ferrées. Une bombe constituée d’un mélange de fioul et de nitrate d’ammonium avait ainsi été trouvée sur la ligne Paris-Toulouse, au nord de Limoges, à proximité d’un embranchement conduisant à un site de stockage d’uranium.

Une autre bombe avait été trouvée près de Troyes (Aube) avant que le groupe annonce suspendre ses actions en mars 2004.

En octobre 2004, la signature AZF avait réapparu avec une menace d’empoisonner les produits de sociétés agroalimentaires, dont Coca-Cola, si une rançon n’était pas versée, sans qu’il soit établi s’il s’agissait du même groupe.

Le 18 avril 2006, une bombe artisanale avait de nouveau été retrouvée sur une ligne TGV mais le mystère n’avait, là encore, pas été élucidé, malgré une forte mobilisation policière.

Emmanuel Jarry et Elizabeth Pineau

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