June 29, 2018 / 2:50 PM / 3 months ago

Castaner prépare une "plate-forme progressiste" en Europe

PARIS (Reuters) - Christophe Castaner poursuit cet été sa tournée européenne à la recherche d’alliés dans d’autres pays de l’UE en vue des élections de mai 2019 lors desquelles Emmanuel Macron entend faire émerger un pôle “progressiste” au Parlement européen.

Christophe Castaner poursuit cet été sa tournée européenne à la recherche d'alliés dans d'autres pays de l'UE en vue des élections de mai 2019 lors desquelles Emmanuel Macron entend faire émerger un pôle "progressiste" au Parlement européen. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer

Après l’Italie et l’Espagne, le délégué général de La République en marche (LaRem) se rendra en Pologne et en Irlande dans les semaines qui viennent pour renforcer ses prises de contacts pour y parvenir.

“L’idée est de faire des liens mais pas faire de contrats. Faire des liens, c’est préparer ce qui peut nous rapprocher”, a-t-il expliqué vendredi devant la presse au siège parisien de son parti.

Il a évoqué “l’élaboration d’une plate-forme du progressisme européen qui devrait être présentée à l’automne et sur laquelle on va proposer de rassembler, de converger avec d’autres partenaires.”

Le 15 juin en Italie, Christophe Castaner a notamment rencontré les anciens présidents du conseil Paolo Gentiloni et Matteo Renzi.

Mardi dernier à Madrid, il s’est entretenu avec José Manuel Villegas, secrétaire général de Ciudadanos, premier parti étranger à avoir cru en Emmanuel Macron avant même son élection.

“Nous avons une volonté commune, celle de changer en profondeur l’Europe, celle de construire une ambition européenne”, a déclaré Christophe Castaner lors d’une conférence de presse commune.

DÉPASSEMENT POLITIQUE

“Emmanuel Macron a su poser la liberté du dépassement politique. C’est ce que nous voulons faire aussi au niveau européen en rassemblant les progressistes européens, quelle que soit leur appartenance politique”, a-t-il ajouté. “Des gens profondément convaincus que si on aime l’Europe, il faut la changer.”

Dans le sillage du séisme provoqué par son élection dans le paysage politique français, Emmanuel Macron veut bousculer la domination des deux grands groupes politiques - socialistes et conservateurs- à Strasbourg pour faire émerger une force centrale pro-européenne.

Un défi qui suppose des alliances continentales : selon le règlement du Parlement, chaque groupe doit avoir un minimum de 25 membres élus dans au moins un quart des Etats membres, soit sept pays différents.

“Ça nous paraît réaliste”, a dit Christophe Castaner vendredi. “On peut choisir de continuer comme avant, se dire que la logique de groupes, du PPE en particulier, qui règnent sur le Parlement européen depuis de nombreuses années est une bonne logique et que tout va bien. Ou on peut s’interroger et se dire qu’il est nécessaire de faire évoluer l’Europe, à commencer par le Parlement européen.”

Lors des échanges européens, “l’accueil est plutôt bon”, a rapporté ce proche d’Emmanuel Macron, précisant qu’il avait également pris “des contacts” en Allemagne.

Dans un contexte de repli nationaliste, notamment symbolisé par le “Brexit” et les récentes élections italiennes, LaRem a lancé ce printemps une “Grande marche” destinée à sonder les Français sur leurs liens avec l’Union européenne.

La préparation des élections européennes et municipales (en 2020) est aussi à l’origine de l’institut de formation “Tous politiques!” lancé vendredi par LaRem, à destination des élus et des citoyens désireux de s’engager.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below