June 28, 2018 / 6:32 AM / 3 months ago

Dix membres de l'ultra-droite anti-islamiste en examen

PARIS (Reuters) - Dix activistes de l’ultra-droite islamophobe arrêtés le week-end dernier ont été mis en examen notamment pour association de malfaiteur terroriste, et quatre d’entre eux placés en détention provisoire, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Dix activistes de l'ultra-droite islamophobe arrêtés le week-end dernier ont été mis en examen notamment pour association de malfaiteur terroriste, et quatre d'entre eux placés en détention provisoire, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. /Photo prise le 1er juin 2018/REUTERS/Philippe Wojazer

Deux autres restent incarcérés en attendant qu’un juge des libertés et de la détention décide de leur sort et les quatre derniers ont été placés sous contrôle judiciaire.Ces neuf hommes, dont le leader présumé, un retraité de la police nationale de 65 ans et la femme de ce dernier, sont soupçonnés d’avoir voulu s’en prendre à des musulmans et des cibles liées à l’islam radical, notamment des imams.

Agés de 32 à 69 ans, avec des profils très divers (ils compteraient également dans leurs rangs un ex-militaire), la plupart sans antécédents judiciaires, ils avaient été arrêtés dans la nuit de samedi à dimanche en Corse, dans la Vienne, en Charente-Maritime et dans la région parisienne. Ils avaient été présentés mercredi après-midi à un juge d’instruction.

Selon une source proche de l’enquête, leur groupuscule, l’Action des forces opérationnelles (AFO), dont l’objectif est de “lutter contre le péril islamique”, est issu d’une scission des Volontaires pour la France, un groupe de la même mouvance.

La section antiterroriste du parquet de Paris avait confié le 13 avril 2018 une enquête préliminaire à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

“Il est apparu que ce groupe essayait de recruter de nouveaux membres et d’étendre son maillage territorial en se structurant au niveau régional”, a précisé mercredi le procureur de la République de Paris dans un communiqué.

Les investigations ont également permis d’établir que l’AFO proposait à ses membres des formations, notamment au combat et au secourisme, et des stages de “survivalisme”.

Certains de ses membres cherchaient à se procurer des armes ou avaient testé des explosifs et des grenades de confection artisanale. Les perquisitions ont ainsi permis de découvrir chez l’un d’eux, dans les Yvelines, des éléments entrant dans la fabrication d’explosifs comme le TATP.

Trente-six armes, dont 31 détenues sans autorisation, et plusieurs milliers de cartouches de calibres divers, ont aussi été saisies.

Selon le procureur, “les éléments recueillis faisant craindre un passage à l’acte violent”.

Le parquet de Paris avait ouvert une information judiciaire le 14 juin pour association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes d’atteintes aux personnes.

Emmanuel Jarry, édité par Julie Carriat

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below