June 20, 2018 / 1:21 PM / 3 months ago

Macron confirme les six parcs éoliens en mer

PLEVENON, Côtes d’Armor (Reuters) - Emmanuel Macron a annoncé mercredi en Bretagne un accord entre le gouvernement et les industriels concernés par six projets de parcs d’éoliennes en mer qui va se traduire par une baisse de 40% de la subvention publique.

Emmanuel Macron a annoncé mercredi en Bretagne un accord entre le gouvernement et les industriels concernés par six projets de parcs d'éoliennes en mer qui va se traduire par une baisse de 40% de la subvention publique. /Photo prise le 20 juin 2018/REUTERS/Stéphane Mahé

“Accord trouvé sur six projets éoliens (dont celui de la baie de Saint-Brieuc)”, a écrit le chef de l’Etat français sur son compte Twitter en marge d’un déplacement à Plévenon sur le Cap Fréhel. “Nous allons faire plus vite et moins cher pour l’énergie renouvelable : les projets sont confirmés, leur subvention publique réduite de 40% et les engagements industriels tenus.”

Les tarifs de rachat par l’Etat de l’électricité fournie par ces futurs parcs vont passer de 200 euros par mégawattheure à environ 150 euros, a précisé le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot sur Twitter.

La France a attribué au total six parcs en mer en 2012 et 2014 représentant plus de 400 éoliennes et une puissance cumulée de 2.916 mégawatts (MW), avec des tarifs de rachat garantis sur 20 ans.

En 2012, EDF a été retenu pour construire les trois parcs de Fécamp (Seine-Maritime), Courseulles-sur-mer (Calvados) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) (1.400 MW au total) tandis qu’un quatrième projet, à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor 500 MW), a été attribué à l’espagnol Iberdrola.

Engie a de son côté remporté en 2014 deux parcs, au large du Tréport (Seine-Maritime) et de l’île-d’Yeu et de Noirmoutier (Vendée), pour une puissance totale proche de 1.000 MW.

Les tarifs de rachat garantis pour l’ensemble de ces projets représentaient dans les accords initiaux, selon des estimations de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) publiées en juillet 2017, des charges de 40,7 milliards d’euros.

Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) avait de son côté avancé un coût total pour le budget de l’Etat de l’ordre de 12,4 milliards d’euros, qui correspond à la différence entre le tarif d’achat et le prix de marché et prenant en compte les taxes et impôts reversés par les sociétés de projet. Le SER estime également que la réalisation des projets attribués en 2012 et 2014 devrait permettre la création de 15.000 emplois (directs et indirects).

“LE CALENDRIER VA ETRE TENU”

Jugeant les financements publics trop élevés, le gouvernement avait menacé ces dernières semaines d’annuler les résultats des appels d’offres en cas d’échec des négociations avec les industriels.

“Soulagement pour la filière”, a réagi la directrice générale des énergies renouvelables en France d’Engie, Gwenaëlle Huet, sur son compte Twitter. “Et une excellente nouvelle pour la France qui va pouvoir valoriser son potentiel exceptionnel et accentuer son leadership mondial dans la transition énergétique”.

Dans un communiqué, EDF se “réjouit” de la confirmation des trois projets éoliens en mer que le groupe développe.

“A l’issue de cette période de négociation avec l’Etat, nous nous réjouissons de la confirmation dans des conditions qui permettent la création d’une filière industrielle nationale pour l’éolien en mer de près de 7.000 emplois directs et indirects”, peut-on lire. “Ils permettront de couvrir l’équivalent de la consommation électrique de plus de 2.000.000 de personnes”.

Même satisfecit chez le député de Vendée (La République en Marche) Stéphane Buchou.

“L’accord trouvé entre l’Etat et les industriels confirme la réalisation des six parcs éoliens en mer, dont celui au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier”, écrit-il sur Twitter. “Grâce à cet accord, la subvention publique diminue de 40 % et le prix de rachat de l’électricité a été négocié à la baisse de 30 %”.

Selon le secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire Sébastien Lecornu, l’accord va permettre “d’économiser 15 milliards d’euros sur les 20 prochaines années sur le périmètre du projet tel que nous le connaissons”.

“Les effets vont être immédiats puisque la construction, en tout cas la fabrication des éléments de ces éoliennes, va démarrer pour au moins deux projets dès la fin de cette année”, a-t-il dit à l’Assemblée nationale. “Ensuite le calendrier sera tenu, avec un premier parc à Saint-Nazaire en 2021 à Fécamp en 2022 à Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc, Dieppe et le Tréport en 2023 et le parc de Yeu-Noirmoutier en 2024”.

Stéphane Mahé à Plévenon, Marine Pennetier, Arthur Connan, Julie Carriat et Benjamin Mallet à Paris, édité par Yves Clarisse

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