June 19, 2018 / 2:25 PM / 4 months ago

La Cour de l'UE confirme que Le Pen doit rembourser 300.000 euros

PARIS (Reuters) - Le tribunal de l’Union européenne (CJUE) a débouté mardi la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, à qui le Parlement européen réclame 300.000 euros pour avoir rémunéré avec les deniers européens une assistante européenne dotée de fonctions au sein du siège du parti.

Le tribunal de l'Union européenne (CJUE) a débouté mardi la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, à qui le Parlement européen réclame 300.000 euros pour avoir rémunéré avec les deniers européens une assistante européenne dotée de fonctions au sein du siège du parti. /Photo prise le 1er mai 2018/REUTERS/Eric Gaillard

“Madame Le Pen n’a pas été en mesure de prouver que son assistante a réalisé un travail concret. (...) Elle n’a fourni aucune preuve d’une activité de la part de l’assistante parlementaire qui entre dans le champ de l’assistance parlementaire”, notent les juges de Luxembourg.

Ils confirment donc la décision prise en décembre 2016 par le Parlement européen, requérant de Marine Le Pen le remboursement de 298.497 euros pour un travail fictif à Strasbourg de 2010 à 2016, l’assistante travaillant en réalité en France pour les activités nationales du Front national.

Le Rassemblement national a indiqué dans un communiqué qu’il formerait un pourvoi devant la Cour de Justice de l’Union en raison de “violations caractérisées des droits de la défense”, les juges ayant selon lui estimé que les preuves du travail d’assistance parlementaire auraient été déposées tardivement.

Devant la presse à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen a dit sa détermination à aller “jusqu’au bout” face à ce qu’elle considère comme une “persécution politique”.

“Je conteste fermement la décision du Parlement européen et le tribunal refuse de me donner raison pour des raisons de forme, de procédure, au motif que les 655 pièces que j’ai déposées devant le tribunal pour justifier de cela ne pouvaient pas être prises en compte”, a-t-elle expliqué.

“Je vais donc faire un pourvoi. J’irai jusqu’au bout dans cette affaire car je suis parfaitement dans mon bon droit. Et il évident que nous sommes là confrontés à une véritable persécution politique de la part du Parlement européen, qui comme par hasard ne tombe d’ailleurs que sur l’opposition.”

“J’ai apporté toutes les preuves nécessaires. Encore faut-il que le juge s’autorise à les regarder, ce qui est le meilleur moyen de découvrir la vérité”, a insisté la présidente du RN.

Marine Le Pen a été mise en examen il y a un an pour abus de confiance dans le dossier des assistants parlementaires européens, affaire dans laquelle le Parlement estime au total à près de cinq millions d’euros le préjudice potentiel subi.

Julie Carriat et Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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