June 15, 2018 / 4:10 PM / 5 months ago

Les syndicats de la SNCF divisés sur les négociations de branche

PARIS (Reuters) - Les syndicats de la SNCF ont étalé vendredi leurs divisions lors de l’ultime réunion tripartite censée relancer les négociations sur la future convention collective de la branche, certains dénonçant la méthode et d’autres se réjouissant des avancées.

Les syndicats de la SNCF ont étalé vendredi leurs divisions lors de l'ultime réunion tripartite censée relancer les négociations sur la future convention collective de la branche, certains dénonçant la méthode et d'autres se réjouissant des avancées. /Photo prise le 13 juin 2018/REUTERS/Régis Duvignau

L’Union des Transports Publics et ferroviaires (UTP), l’organisation patronale regroupant les entreprises de transport public et ferroviaire, le gouvernement et les syndicats s’étaient donné rendez-vous pour discuter du contenu de la future convention collective nationale (CCN), notamment sur le statut des nouveaux embauchés après 2020, et sur le calendrier des négociations.

“Cette réunion était une pantalonnade”, a déclaré Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-cheminots à l’issue de la rencontre.

“Le patronat s’est contenté de relire sa lettre du 24 mai 2018 qui n’apporte aucune garantie sérieuse sur le contenu des futures négociations. Le gouvernement a donc menti aux cheminots en disant qu’ils bénéficieraient d’une protection sociale de haut niveau à l’issue de la suppression de leur statut.”

Le secrétaire général de la CGT-Cheminots avait annoncé plus tôt qu’il entendait poursuivre la grève contre la réforme de la SNCF au-delà du 28 juin, date sur laquelle les syndicats s’étaient initialement mis d’accord, une décision que le ministère des Transports a jugé “regrettable”.

“Nous continuerons probablement la grève telle qu’elle a été lancée approximativement sur le début du mois de juillet et ensuite nous avons besoin de débattre entre nous pour savoir comment nous allons continuer la pression”, a-t-il ajouté.

INTERSYNDICALE LUNDI

Pour Sud Rail, “cette réunion ne fait que renforcer les cheminots dans leur volonté de continuer le mouvement”. L’organisation précisera en intersyndicale lundi “dans quelle condition” elle continuera la grève.

Le patronat s’est félicité pour sa part de la participation de l’Unsa et de la CFDT, “prête à ouvrir” le dialogue et à “engager des discussions sur cette convention collective de branche”.

Ces syndicats réformistes estiment effectivement avoir obtenu “quelques satisfecits”.

“Les déclarations de l’UTP sont positives”, a jugé le secrétaire général de l’Unsa ferroviaire, Roger Dillenseger, se réjouissant d’avoir obtenu la mise en place d’un observatoire sur le dialogue social.

Son homologue de la CFDT, Didier Aubert, estime que plusieurs “verrous” ont été levés, comme celui d’intégrer de nouvelles entreprises au sein de la branche, la restauration et manutention ferroviaire, par exemple.

Il réclame tout de même un “geste important” de la part de la SNCF pour renouer le dialogue dans l’entreprise, en permettant par exemple aux salariés de se prononcer sur l’organisation de la production.

Didier Aubert soumettra les conclusions de cette réunion à sa base et prendra une décision sur l’avenir du mouvement en conseil national mardi. Il participera cependant à l’intersyndicale qui doit se tenir lundi.

Roger Dillenseger fera connaître également sa décision sur la participation de l’Unsa au mouvement mardi.

Arthur Connan, édité par Yves Clarisse et Caroline Pailliez

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