June 15, 2018 / 1:50 PM / 4 months ago

Paris espère un maximum d'accords avec Berlin mardi

PARIS (Reuters) - Une convergence franco-allemande sur la réforme de la zone euro demande beaucoup d’efforts de part et d’autre mais il y a eu des avancées, a-t-on souligné vendredi à l’Elysée, à quatre jours du conseil franco-allemand où Paris espère parvenir à un maximum d’accords.

Une convergence franco-allemande sur la réforme de la zone euro demande beaucoup d'efforts de part et d'autre mais il y a eu des avancées, a-t-on souligné vendredi à l'Elysée, à quatre jours du conseil franco-allemand où Paris espère parvenir à un maximum d'accords. /Photo d'archives/REUTERS/Pawel Kopczynski

“Sur le sujet des migrations, on se retrouve sur la vision qu’on a d’une intégration plus poussée, de la place des frontières européennes, de l’asile européen, il y a sur ce point une convergente très forte”, a-t-on indiqué, à l’heure où le sort des migrants de l’Aquarius a ravivé les tensions entre membres de l’Union européenne.

“Après on est bien conscients - c’est pour ça qu’il y a des discussions très intenses qui ont lieu en ce moment - que sur les sujets de l’avenir de la zone euro, sur l’union bancaire, sur une capacité budgétaire de la zone euro il faut quand même faire beaucoup d’effort de part et d’autre”, a-t-on ajouté. “Mais on a bien avancé et on veut parvenir à un maximum d’accords mardi prochain et fin juin” lors du conseil européen.

Un an après le premier conseil des ministres franco-allemand de l’ère Macron qui s’était tenu à Paris, le chef de l’Etat et la chancelière allemande Angela Merkel se retrouvent mardi au château de Meseberg, près de Berlin avec un objectif principal : une feuille de route commune sur la réforme de la zone euro en vue du Conseil européen.

La partie s’annonce délicate. Après plusieurs mois de relatif silence qui ont nourri les critiques, Angela Merkel a certes apporté début juin une réponse détaillée aux projets de réforme de la zone euro portés par Emmanuel Macron.

Mais elle a pris soin de ménager l’opinion publique et les conservateurs allemands, dont certains craignent toujours que l’Allemagne ne soit mise à contribution pour régler les problèmes de pays qu’ils jugent moins rigoureux.

Elle a ainsi apporté son soutien à l’idée de transformer le mécanisme européen de stabilité (MES) - dispositif de gestion des crises financières - en un Fonds monétaire européen (FME) qui pourrait proposer des prêts à court terme aux pays en difficulté économique.

Mais elle a précisé que ce fonds devrait être en mesure d’évaluer la viabilité de la dette des Etats membres et qu’il devrait disposer des instruments lui permettant de “la rétablir si nécessaire”, ce qui sous-entend des pressions pour les réformes.

“Les choses vont dans la bonne direction mais les propositions allemandes ne sont pas suffisantes”, note une source française, citant notamment des différends sur l’union bancaire et la capacité budgétaire.

Paris, ajoute cette source, ne veut pas d’un “accord à tout prix” ni d’un “accord de façade” qui serait “contre-productif”.

Il est toutefois peu probable que Paris et Berlin laissent apparaître leurs divisions au grand jour dans un contexte de tensions commerciales croissantes avec les Etats-Unis et d’incertitudes autour de la situation politique de l’Italie après l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement populiste.

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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