June 10, 2018 / 11:11 AM / 2 months ago

Copé juge Wauquiez "seul" et "extrémiste"

PARIS (Reuters) - Le maire Les Républicains de Meaux (Seine-et-Marne), Jean-François Copé, a joint dimanche sa voix à celles des élus et cadres du parti de droite héritier de l’UMP qui critiquent de plus en plus ouvertement son président, Laurent Wauquiez.

Le maire Les Républicains de Meaux (Seine-et-Marne), Jean-François Copé, a joint dimanche sa voix à celles des élus et cadres du parti de droite héritier de l'UMP qui critiquent de plus en plus ouvertement son président, Laurent Wauquiez. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé

Laurent Wauquiez, critiqué notamment pour la tonalité d’un tract intitulé “Pour que la France reste la France” distribué ce week-end (), est “seul” et fait des “propositions extrémistes”, a-t-il dit au Grand Rendez-vous Europe 1-Les Echos-CNews.

“Ce tract, c’est le dernier stigmate en date de l’état très difficile dans lequel se trouve aujourd’hui la droite de gouvernement”, a expliqué Jean-François Copé, qui a lui-même été un temps à la tête de l’UMP.

“Il y a d’un côté le chemin qu’a emprunté Laurent Wauquiez, tout seul, qui avance avec des propositions qui sont le plus souvent extrémistes et solitaires, et puis, de l’autre, il y a nous tous, maires, députés, anciens ministres, qui agissons sur le terrain”, a-t-il poursuivi.

“Je voudrais vraiment insister sur quelque chose qui me frappe, c’est sa solitude”, a insisté Jean-François Copé. “En quoi est-il extrémiste ? Tout simplement parce qu’il fait l’essentiel de son discours (...) sur des propositions qui ne sont pas crédibles”, comme le référendum sur l’immigration ou la castration chimique pour les délinquants sexuels.

Prié de dire si le titre du tract de LR “Pour que la France reste la France” rappelait selon lui le thème de “La France aux Français” cher au Front national, rebaptisé Rassemblement national, l’ancien ministre a répondu : “C’est sûr que c’est la même chose.”

“Le débat n’est plus tant entre la gauche et la droite, il est entre des partis de gouvernement (...) et de l’autre des partis extrémistes. Le clivage est là et on ne peut pas être un pied dans l’un et un pied dans l’autre”, a-t-il ajouté.

“Nous avons besoin d’être sur le fond des choses, sur tous ces sujets, un parti qui a vocation à gouverner, et donc d’être crédible”, a conclu Jean-François Copé.

Emmanuel Jarry

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