May 9, 2018 / 7:31 AM / 5 months ago

Evacuation de l'université Jean-Jaurès à Toulouse

TOULOUSE (Reuters) - Les forces de l’ordre ont procédé tôt mercredi matin à l’évacuation et au déblocage de l’université Jean-Jaurès à Toulouse (Haute-Garonne), qui était occupée depuis le 6 mars.

Les forces de l'ordre ont procédé tôt mercredi matin à l'évacuation et au déblocage de l'université Jean-Jaurès à Toulouse (Haute-Garonne), qui était occupée depuis le 6 mars. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

“L’opération d’évacuation de l’Université Toulouse – Jean-Jaurès s’est déroulée ce jour à 3h45 dans le calme et sans incident”, a annoncé la préfecture de Haute-Garonne, ajoutant que “A 05h00, les locaux étaient totalement vides».

Une soixantaine de personnes qui bloquaient les locaux ont été évacuées selon la préfecture, qui a précisé qu’«aucun blessé n’a été recensé ni du côté des forces de l’ordre ni du côté des personnes occupant l’université».

Une heure après l’opération, un individu faisant partie des personnes évacuées et appartenant à «un groupe qui projetait d’envahir la gare» de Toulouse, a été interpellé après avoir dégradé une caméra de surveillance du métro, a indiqué la préfecture dans un second communiqué.

Engagé il y a deux mois contre le projet de fusion des universités toulousaines, enterré depuis, le blocage du campus s’était prolongé dans le cadre du mouvement de protestation contre la loi ORE (Orientation et Réussite des Étudiants) et la nouvelle plate-forme d’inscription aux études ParcourSup, dénoncée par ses opposants comme un «outil de tri social».

La direction de l’université avait annoncé le 2 mai sa décision de recourir aux forces de l’ordre après une ordonnance rendue le même jour par le tribunal administratif de Toulouse qui, par le syndicat étudiant UNI, l’avait enjoint «de prendre toutes les mesures nécessaires au déblocage du campus».

Dans son ordonnance, le tribunal avait constaté que l’occupation des locaux de la faculté toulousaine engendrait « des dégâts et des détériorations du mobilier et des infrastructures et que l’accès au site de toute personne non gréviste était impossible».

Selon les premières estimations de l’université, le coût des dégradations avoisinerait 400.000 euros.

Johanna Decorse, édité par Yann Le Guernigou

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