May 4, 2018 / 11:16 AM / 6 months ago

Partis de gauche et syndicats travaillent à une "marée populaire"

PARIS (Reuters) - Partis politiques de gauche, syndicats et associations pourraient défiler ensemble dans les rues le 26 mai prochain dans une “marée populaire” afin de dénoncer la politique d’Emmanuel Macron, a annoncé vendredi l’association Attac.

Partis politiques de gauche, syndicats et associations pourraient défiler ensemble dans les rues le 26 mai prochain dans une "marée populaire" afin de dénoncer la politique d'Emmanuel Macron, a annoncé vendredi l'association Attac. /Photo prise le 19 avril 2018/REUTERS/Jean-Paul Pelissier

“Plusieurs organisations syndicales, associatives et politiques se sont réunies ce 3 mai en vue d’échanger sur la situation dans le pays”, indique un communiqué envoyé vendredi par Attac. “Elles travaillent à une ‘marée populaire’ pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité partout en France le samedi 26 mai”.

Il s’agit de la CGT, Union Solidaires, Snesup FSU (syndicats des enseignants du supérieur), le syndicat de la magistrature, Attac, Fondation Copernic, groupe parlementaire France Insoumise, Ensemble, NPA (Nouveau parti anticapitaliste), PCF (Parti communiste français), PCOF (Parti communiste des ouvriers de France), PG (Parti de gauche), Reso, Collectif Fête à Macron le 5 mai, femmes Egalité, Convergence pour les services publics.

Ces organisations se donnent jusqu’au 16 mai “pour élargir ce cadre, réunir leurs instances et lancer définitivement ce grand rendez-vous citoyen”, ajoute le communiqué.

Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui souhaite une “jonction” entre partis politiques et syndicats depuis le début des conflits sociaux, s’est félicité d’une telle rencontre. “Il était (...) essentiel de donner les moyens à toute la société d’exprimer une riposte”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Il estime qu’il faut “tirer tous les enseignements de ce qui s’est passé avec les ordonnances sur le Code du travail”, publiées en septembre dernier, sans réelle opposition.

Leurs détracteurs se sont heurtés à deux difficultés, estime l’élu: “la division syndicale”, et “le cloisonnement entre le mouvement politique, le mouvement associatif et le mouvement syndical”.

LA CGT OUVRE LA PORTE

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, qui s’était jusque-là opposé à toute mixité entre le monde politique et syndical, a ouvert la porte à cette idée mardi sur BFM TV.

Il a déclaré que la CGT pourrait “discuter avec des politiques, pourquoi pas manifester, mais sur des bases claires”.

Le délégué général de Solidaires, Eric Beynel, a annoncé à Reuters qu’”a priori” son organisation devait s’associer au mouvement, mais attendra de savoir ce que comptent faire les autres organisations avant de se prononcer officiellement.

“On est dans une situation extrêmement compliquée où, dans beaucoup de secteurs, il y a des mobilisations. (...) L’idée est de donner un cadre commun le plus large possible”, a-t-il dit.

Solidaires participera à la mobilisation de samedi organisée par La France insoumise à travers la France.

Le nouveau secrétaire général de FO, Pascal Pavageau, a indiqué à Reuters jeudi que son organisation, qui lui a donné le mandat de mener une lutte interprofessionnelle, n’avait pas été conviée à cette rencontre, mais a assuré qu’il n’y aurait pas participé.

“Nous sommes un syndicat et juste un syndicat. Nous ne faisons pas de politique”, a-t-il dit.

Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse

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