April 18, 2018 / 4:50 PM / 7 months ago

LFI propose un "statut de détresse" pour les migrants déboutés

PARIS (Reuters) - La France insoumise propose “un statut de détresse climatique et humanitaire” aux migrants déboutés du droit d’asile, jugeant “inefficace et cruelle à bien des égards” la politique d’accueil des migrants actuellement menée dans le pays.

La France insoumise propose "un statut de détresse climatique et humanitaire" aux migrants déboutés du droit d'asile, jugeant "inefficace et cruelle à bien des égards" la politique d'accueil des migrants actuellement menée dans le pays. /Photo d'archives/REUTERS/Pascal Rossignol

Le parti de Jean-Luc Mélenchon a présenté mercredi des propositions “pour une politique migratoire humaniste, solidaire, raisonnée et réaliste” en réponse au projet de loi gouvernemental débattu cette semaine à l’Assemblée.

Parmi ces idées figure la création d’un “statut de détresse” pour raisons climatiques humanitaires et économiques dont pourraient bénéficier les migrants expulsables, au nombre d’environ 40.000 chaque année.

Ce statut pourrait être accordé à ces personnes “au lieu de dépenser beaucoup d’argent pour les expédier je ne sais où”, a déclaré à la presse le député Eric Coquerel. “Notre pays a la capacité d’accueillir quelques dizaines de milliers de personnes par an”.

“Il n’est pas possible que les pays du Nord ne regardent pas la situation qu’ils ont déclenchée d’un point de vue économique et climatique”, a ajouté le député, dont le parti souhaite défendre ses propositions aux niveaux européen et international.

“La France, l’Europe n’accueille pas toute la misère du monde, ce n’est pas vrai”, a renchéri sa collègue Danièle Obono. “La misère du monde, ce sont les pays du Grand Sud qui l’accueillent.”

D’une manière générale, LFI est favorable à une régulation des personnes migrantes “déjà insérées économiquement, socialement et culturellement”.

Parmi les autres idées défendues par LFI figurent la fin du délit de solidarité, l’interdiction du placement en rétention administrative des enfants, la fin de l’automaticité des obligations de quitter la France et un renforcement des moyens accordés l’accueil des migrants.

Le débat sur la loi asile et immigration doit reprendre ce mercredi soir à l’Assemblée nationale. Un millier d’amendements ont été déposés sur ce texte critiqué par l’opposition de gauche, de droite et une partie de la majorité. Un vote doit avoir lieu vendredi soir, avant la pause de printemps du Parlement.

La présidente du Front national Marine Le Pen, le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, ont proposé chacun à leur tour cette semaine une batterie de propositions relatives à la politique migratoire de la France.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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