April 12, 2018 / 7:04 AM / in 8 months

Il faut "fiabiliser" le calendrier de Flamanville, dit Lecornu

Le calendrier de mise en service de l'EPR de Flamanville (Manche), qui conditionne celui de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), doit être "sincérisé" et "fiabilisé", a déclaré jeudi Sébastien Lecornu (photo). /Photo prise le 13 octobre 2018/REUTERS/Stéphane Mahé

PARIS (Reuters) - Le calendrier de mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche), qui conditionne a priori celui de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), doit être “sincérisé” et “fiabilisé”, a déclaré jeudi Sébastien Lecornu.

Le secrétaire d’Etat à la Transition écologique réagissait sur France Inter aux annonces d’EDF, qui a détecté des “écarts de qualité” sur certaines soudures du circuit secondaire principal de son EPR.

Le groupe a dit attendre les résultats d’une expertise en cours et de “la démarche d’instruction qui sera retenue par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN)” avant de réévaluer éventuellement le calendrier et le coût du projet.

A ce stade, le chargement du combustible est prévu fin décembre 2018 et la montée en puissance doit avoir lieu au cours de l’année prochaine, avec un fonctionnement à plein régime de l’EPR programmé au quatrième trimestre 2019.

“A ce stade, EDF maintient son calendrier (...) mais il va bien falloir tenir compte de ce que l’ASN va dire dans la matinée et va continuer de nous dire jusqu’au mois de mai. Il va bien falloir sincériser, fiabiliser ce calendrier à l’aune de ce problème des soudures”, a dit Sébastien Lecornu.

Dans son rapport annuel rendu public peu après, l’ASN a jugé “globalement satisfaisante” la sûreté des centrales exploitées par EDF en France.

Sur France Inter, le secrétaire d’Etat à la Transition écologique a réitéré la position du gouvernement, en vertu de laquelle la fermeture de Fessenheim sera concomitante à la mise en service de Flamanville.

Mais ce principe ne vaut que dans une certaine mesure, a précisé dans l’après-midi son ministre de tutelle, Nicolas Hulot, lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

“Si d’avenir les derniers événements devaient repousser de plusieurs années l’ouverture de Flamanville, vous pensez bien que je ne m’accommoderais pas de cette situation en ce qui concerne le calendrier de Fessenheim”, a-t-il dit devant les membres d’une commission d’enquête sur la sécurité nucléaire.

Simon Carraud, édité par Yves Clarisse

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