April 11, 2018 / 8:47 AM / 8 months ago

Mézard appelle les collectivités à "sortir des postures"

Le ministre de la Cohésion des Territoires Jacques Mézard (photo) a répondu mercredi aux critiques des collectivités territoriales, qui dénoncent des mesures provoquant l'"aggravation des fractures territoriales", en les invitant à "sortir des postures". /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - Le ministre de la Cohésion des Territoires a répondu mercredi aux critiques des collectivités territoriales, qui dénoncent des mesures provoquant l’”aggravation des fractures territoriales”, en les invitant à “sortir des postures”.

“Nous sommes contraints de faire des économies et de gérer le mieux possible”, a déclaré Jacques Mézard sur Public Sénat.

“J’entends leurs difficultés (...) Mais il faut aussi qu’on fasse tous des efforts. Je ne dis pas que tout est parfait, je ne dis pas qu’il n’y a pas des corrections à faire mais (...) c’est notre rôle”, a-t-il ajouté.

L’Association des départements de France (ADF), l’Association des maires de France (AMF) et les Régions de France ont fait part mardi d’un “sentiment d’abandon” face aux réformes touchant les collectivités locales qui doivent permettre de générer 13 milliards d’euros d’économies à l’Etat sur le quinquennat.

Elles estiment que les contrats de performance financière que les 322 grandes collectivités locales sont appelées à signer avec l’Etat pour limiter le rythme de leurs dépenses “ne permettront pas d’assurer les services attendus” par les citoyens et “vont pénaliser les investissements publics locaux”.

Elles dénoncent également le transfert des compétences de l’accueil des mineurs étrangers aux collectivités “sans compensation financière”.

“Les collectivités locales vont contribuer dans les cinq années à venir, 2018-2022, à un désendettement de la France à hauteur de 50 milliards”, ont-elles écrit par communiqué. “Elles méritent que leur action soit traitée avec considération”.

Pour Jacques Mézard, “il faut aussi sortir des postures”. Selon lui, à l’AMF, où une majorité de membres font parti des Républicains (LR), “il y a une codirection entre les partis qui se sont succédés au pouvoir avant 2017”.

Il précise cependant qu’il est encore possible de “travailler ensemble à partir du moment où l’intérêt général prédomine”.

Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse

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