March 29, 2018 / 7:40 AM / 7 months ago

Le Comité d'enquête russe veut l'aide de Londres sur Skripal

MOSCOU (Reuters) - Le Comité d’enquête russe, qui mène des investigations sur l’empoisonnement de Ioulia Skripal, a annoncé jeudi avoir adressé une requête à la Grande-Bretagne pour qu’elle fournisse à Moscou une assistance légale.

Le Comité d'enquête russe, qui mène des investigations sur l'empoisonnement de Ioulia Skripal, a annoncé jeudi avoir adressé une requête à la Grande-Bretagne pour qu'elle fournisse à Moscou une assistance légale. /Photo prise le 28 mars 2018/REUTERS/Peter Nicholls

Les enquêteurs russes demandent “à leurs collègues britanniques d’effectuer un certain nombre d’actes de procédure visant à établir les circonstances de ce crime, et de fournir des copies des éléments de l’enquête criminelle”.

Le Comité d’enquête, qui dépend de l’autorité du Kremlin, demande en outre à Londres de lui fournir “les résultats de l’inspection du lieu où Ioulia Skripal a été découverte inconsciente ainsi que les résultats de son examen médical”.

Moscou a annoncé le 16 mars avoir ouvert une enquête sur l’agression de Ioulia Skripal le 4 mars à Salisbury et sur la mort d’un homme d’affaires russe, Nikolaï Glouchkov, dont le corps sans vie a été retrouvé à Londres le 12 mars.

Ioulia a été empoisonnée avec son père, l’ancien agent double Sergueï Skripal, à l’aide d’un agent neurotoxique.

Ils sont hospitalisés depuis qu’ils ont été retrouvés inconscients sur un banc devant un centre commercial de Salisbury, dans le sud de l’Angleterre.

Si Sergueï Skripal demeure dans un état grave, la condition de sa fille s’améliore rapidement et sa vie ne semble plus en danger, ont dit les services médicaux du Salisbury District Hospital jeudi.

La police britannique a laissé entendre mercredi que les Skripal avaient été exposés au poison sur le pas de la porte de leur domicile.

Le gouvernement de Theresa May juge hautement probable que la Russie soit responsable de cette tentative d’assassinat.

Moscou dément toute implication et a accusé jeudi la Grande-Bretagne de contrevenir aux lois internationales en refusant de fournir la moindre information sur le sort de Ioulia Skripal.

Le ministère des Affaires étrangères a fait valoir, par la voix d’une porte-parole, Maria Zakharova, que la Grande-Bretagne et la Russie étaient liées par un accord consulaire datant de 1968 et toujours en vigueur.

Aux termes de cet accord, Moscou doit avoir accès à ses ressortissants sur le sol britannique, aux fins notamment de conseil. Ioulia Skripal a la nationalité russe.

Denis Pinchuk et Vladimir Soldatkin, avec Costas Pitas et Michael Holden à Londres, Jean-Stéphane Brosse et Gilles Trequesser pour le service français

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