March 28, 2018 / 4:48 PM / 5 months ago

L'ex-doyen de la fac de Montpellier en garde à vue

TOULOUSE (Reuters) - L’ex-doyen de la faculté de droit de Montpellier et un professeur ont été placés en garde à vue mercredi dans le cadre de l’enquête sur l’évacuation violente d’un amphithéâtre occupé par des étudiants grévistes, a-t-on appris auprès du parquet.

Philippe Pétel, jusque-là doyen, a remis sa démission vendredi dernier après avoir dans un premier temps refusé de “blâmer” publiquement les étudiants en droit qui en ont délogé d’autres dans des circonstances confuses.

Sur des images floues, on peut voir des personnes cagoulées et armées semble-t-il de matraques de fortune s’en prendre aux occupants, lesquels avaient pris possession des lieux pour protester contre la réforme de l’université.

A la suite de ces événements qui ont suscité l’émoi à la faculté, le procureur de Montpellier a ouvert une enquête pour “violences aggravées” par circonstances aggravantes, dont violences avec armes et visages dissimulés et intrusion dans un établissement d’enseignement par personne au visage dissimulé.

Le parquet cherche à identifier les auteurs des violences et leurs éventuels complices.

C’est dans le cadre de cette enquête que Philippe Pétel et Jean-Luc Coronel de Boissezon ont été placés en garde à vue. Ce dernier aurait été identifié sur des vidéos et aurait admis avoir porté des coups, selon la presse locale.

“Il est évident qu’à partir du moment où il y a violence, il doit y avoir des suites judiciaires”, a déclaré mercredi le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, à l’Assemblée nationale, tout en appelant à l’”apaisement”.

“Il est normal qu’il y ait des discussions autour des grandes politiques publiques de l’enseignement supérieur, elles doivent se faire dans le calme, dans la sérénité, avec le respect des règles”, a-t-il ajouté.

Montpellier, où 3.000 étudiants ont voté mardi une “occupation active de manière illimitée” de l’université Paul-Valéry, n’est pas le seul foyer de contestation contre la révision des règles d’accès à l’enseignement supérieur.

L’Université Jean-Jaurès de Toulouse est bloquée depuis trois semaines par des étudiants et des employés et une nouvelle assemblée générale est prévue jeudi et des mouvements similaires ont lieu à Bordeaux, Rennes et Lille.

Johanna Decorse avec Simon Carraud, édité par Yves Clarisse

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