March 26, 2018 / 1:12 PM / in 5 months

Début de polémique autour des obsèques de l'assaillant de l'Aude

TOULOUSE (Reuters) - La question des obsèques de l’homme qui a tué vendredi dernier quatre personnes avant d’être abattu par les forces de l’ordre agite les esprits, plusieurs voix s’élevant contre des funérailles dans l’Aude, où il résidait.

La question des obsèques de l'homme qui a tué vendredi dernier quatre personnes avant d'être abattu par les forces de l'ordre agite les esprits, plusieurs voix s'élevant contre des funérailles dans l'Aude, où il résidait. /Photo prise le 24 mars 2018/REUTERS/Jean-Paul Pelissier

“J’espère que les autorités persuaderont la famille de faire enterrer le corps ailleurs qu’à Carcassonne. Il ne faudrait pas que sa tombe devienne un lieu de pèlerinage”, a écrit sur sa page Facebook Jean-Marc Perez, ancien député-maire socialiste de Carcassonne.

Une pétition circule dans le même sens sur Internet sous le titre “Interdire les funérailles du terroriste Redouane Lakdim sur Trèbes ou Carcassonne”. Elle avait recueilli 4.200 signatures lundi en début d’après-midi.

En mars 2012, l’inhumation de Mohamed Merah, abattu par le Raid après avoir tué sept personnes dont trois enfants à Toulouse et Montauban, avait aussi posé problème.

Les autorités algériennes avaient en effet refusé d’autoriser le transfert du corps sur leur sol. Le maire socialiste de Toulouse de l’époque, Pierre Cohen, n’avait pas voulu délivrer dans un premier temps le permis d’inhumer, estimant que « l’inhumation sur le territoire de la ville de Toulouse (n’était) pas opportune ».

A l’époque, il disait craindre que Toulouse ne devienne un lieu de « tourisme macabre ».

“Nous allons mettre longtemps à digérer ce qui s’est passé à Toulouse en termes de massacres et de souffrances et donc il nous semblait opportun de trouver un autre lieu puisque évidemment Mohamed Merah mérite comme tout individu” d’être enterré, avait-il expliqué.

Faute de solution, Pierre Cohen avait dû se résoudre à donner le permis d’inhumer, le président Nicolas Sarkozy ayant tranché la question en souhaitant que cette inhumation ne crée pas de « polémique ».

“Il était Français, qu’il soit enterré et qu’on ne fasse pas de polémique avec ça”, avait déclaré l’ancien président.

Les obsèques de Mohamed Merah avaient finalement eu lieu le 29 mars 2012, une semaine après sa mort dans un assaut du RAID, dans le carré musulman du cimetière de Cornebarrieu, petite commune située au nord de Toulouse. Une vingtaine de personnes, des hommes uniquement, avaient assisté à l’inhumation.

Johanna Decorse, édité par Yves Clarisse

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