March 19, 2018 / 12:57 PM / in 3 months

L'OIAC entame son enquête sur l'attaque de Salisbury

SALISBURY, Angleterre (Reuters) - Des inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ont entamé lundi leur enquête en Grande-Bretagne sur l’empoisonnement d’un ancien espion russe, Sergueï Skripal, par un agent neurotoxique le 4 mars à Salisbury, dans le sud de l’Angleterre.

Le gouvernement britannique a demandé à l’organisation basée à La Haye d’effectuer des examens indépendants dans ses laboratoires sur les échantillons recueillis sur place.

Pour la Première ministre britannique Theresa May, il est très probable que cette attaque menée à l’aide d’un agent innervant a été commanditée par les autorités russes. Quinze jours après les faits, aucune preuve n’a cependant été fournie par Londres.

Selon le gouvernement britannique, Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, toujours hospitalisés dans un état critique, ont été victimes d’un agent neurotoxique militaire datant de l’époque soviétique, le Novitchok. Celui-ci aurait été produit en Ouzbékistan dans les années 1970 et 1980.

Le président Vladimir Poutine, largement réélu dimanche à la tête de la Fédération de Russie, a jugé ces accusations absurdes.

“Nous avons détruit la totalité de nos armes chimiques sous la supervision des organisations internationales et nous l’avons fait en premier, à la différence de certains de nos partenaires qui ont promis de le faire, mais qui, malheureusement, n’ont pas tenu leurs promesses”, a-t-il dit dimanche soir.

Le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, à Bruxelles lundi pour une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne, a jugé “de plus en plus absurdes” les dénégations de la Russie.

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE, ont exprimé leur “solidarité complète” avec le Royaume-Uni dans cette crise, qui a poussé Londres à décider l’expulsion de 23 diplomates russes en poste au Royaume-Uni. Moscou a répondu en ordonnant le départ de 23 diplomates britanniques.

“L’Union européenne prend avec le plus extrême sérieux l’évaluation faite par le gouvernement du Royaume-Uni selon laquelle il est hautement probable que la Fédération de Russie soit responsable”, affirment-ils.

Sergueï Skripal, ancien colonel des services de renseignements militaires russes, a vendu aux Britanniques les noms de dizaines de ses collègues opérant au Royaume-Uni. Condamné dans son pays pour haute trahison, emprisonné, il s’est installé en Grande-Bretagne en 2010 après un échange de prisonniers.

Alex Frazer et Peter Nicholls, avec Anthony Deutsch à Amsterdam, Robin Emmott et Alistair MacDonald à Bruxelles; Pierre Sérisier et Guy Kerivel pour le service français

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