February 13, 2018 / 12:12 PM / 3 months ago

La première version du texte sur l'énergie attendue pour l'été

PARIS (Reuters) - Une première version de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) est attendue dans le courant de l’été prochain après les conclusions du débat public sur le sujet, a dit mardi la commission chargée du débat.

Une première version de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) est attendue dans le courant de l'été prochain après les conclusions du débat public sur le sujet. /Photo prise le 27 janvier 2018/REUTERS/Régis Duvignau

Issue de la loi sur la transition énergétique de 2015, la PPE développe les objectifs de la France en matière énergétique. Le texte actuel, qui concerne les périodes 2016-2018 et 2019-2023, doit être révisé d’ici à la fin de l’année pour porter sur 2019-2023 et 2024-2028.

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot ayant officialisé en novembre le report de l’échéance de 2025 pour réduire à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité en France (contre environ 75% aujourd’hui), la question du nombre et du rythme de fermetures de réacteurs sera l’un des enjeux majeurs du nouveau texte.

Alors que le débat public doit se tenir de mi-mars à fin juin, Jacques Archimbaud, président de la commission chargée de la consultation, a déclaré lors d’une conférence de presse que l’instance attendait dans un premier temps un document de la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) comportant “des éléments de cadrage (et) de décision”.

Il souhaite notamment que le gouvernement “indique de façon claire” à cette occasion les raisons pour lesquelles il a décidé d’écarter les scénarios de RTE qui impliqueraient le plus grand nombre de fermetures de réacteurs nucléaires.

“Nous souhaitons que ce document fixe les ingrédients de la cuisine, les éléments du choix”, a dit Jacques Archimbaud.

La première version de la PPE sera soumise à une série d’évaluations avant un texte final prévu en fin d’année.

“La précédente PPE était intervenue avec un peu de retard. Je ne sais pas si le pays peut vivre sans, mais si on a moins de retard que la dernière fois, ça sera déjà pas mal”, a également dit le président de la commission chargée du débat public.

Dans le cadre de la PPE, EDF a déclaré fin janvier qu’il ne souhaitait pas fermer d’autres réacteurs nucléaires en France que celui de Fessenheim (Haut-Rhin) avant 2029.

Nicolas Hulot a de son côté déclaré le 22 janvier que le gouvernement serait “très précis” en matière de fermetures de réacteurs nucléaires.

Jacques Archimbaud estime quant à lui que le débat public pourrait aussi aborder la construction de nouveaux réacteurs pour compenser les fermetures envisagées : “La question ne sera pas tabou, elle aura toute sa place.”

Le débat public sur la PPE, doté d’un budget de 500.000 euros, se déclinera au niveau national, régional et municipal et donnera lieu à un bilan présentant l’analyse des avis et des attentes du public à l’égard du texte.

Il portera sur des volets thématiques tels que les besoins et l’offre d’énergie, la sécurité d’approvisionnement, l’emploi, l’environnement et la recherche, et comportera une plate-forme contributive, des ateliers d’information et de “controverse”, ainsi qu’un panel de “400 citoyens” tirés au sort.

Benjamin Mallet, édité par Benoît Van Overstraeten

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