February 7, 2018 / 10:11 AM / 7 months ago

Le Drian exige le retrait des "milices iraniennes" de Syrie

PARIS (Reuters) - La France exige le retrait de “tous ceux qui n’ont rien à faire en Syrie”, “y compris les milices iraniennes, le Hezbollah”, a déclaré mercredi Jean-Yves Le Drian.

La France exige le retrait de "tous ceux qui n'ont rien à faire en Syrie", "y compris les milices iraniennes, le Hezbollah", a déclaré mercredi Jean-Yves Le Drian. /Photo prise le 24 novembre 2017/REUTERS/Jason Lee

Invité de BFM TV, le ministre français des Affaires étrangères a accusé le régime de Damas, mais aussi la Turquie et l’Iran, de “violer” le droit international en Syrie. “Il est violé par la Turquie, le régime de Damas, par l’Iran, il est violé par ceux qui attaquent la Ghouta Est et ceux qui attaquent Idlib.”

Il a concentré ses critiques sur l’armée turque, qui a lancé une offensive le 20 janvier contre les combattants kurdes (YPG) à Afrin, dans le nord de la Syrie, soulignant que la Turquie ne devait pas “ajouter de la guerre à la guerre”.

Jean-Yves Le Drian, qui est attendu le 5 mars à Téhéran, en a profité pour adresser un message à la République islamique d’Iran, avec laquelle les relations sont tendues.

Prié de dire s’il exigeait le retrait de l’armée turque du territoire syrien, il a répondu : “Le retrait de tous ceux qui n’ont rien à faire en Syrie, y compris les milices iraniennes, y compris le Hezbollah.”

“Il faut aujourd’hui que le processus qui avait été initié à Genève - processus dit des Nations unies - se mette en place de façon sérieuse”, a poursuivi le ministre.

“Il faut que cela se passe dans l’enceinte des Nations unies, sinon on va avoir une cumulation de la guerre à la guerre qui va être dramatique”, a-t-il insisté.

S’agissant de l’incursion turque, Jean-Yves Le Drian a répété “comprendre” qu’Ankara “veuille assurer la sécurité de ses frontières”.

“Mais assurer la sécurité de ses frontières, a-t-il poursuivi, ce n’est pas aller tuer des civils, et ça c’est condamnable”.

“Il ne faudrait pas, dans une situation très dangereuse aujourd’hui en Syrie, dramatique à tous égards, rajouter de la guerre à la guerre”, a-t-il martelé.

Le chef de la diplomatie a fait valoir la “relation d’estime, d’amitié” unissant la France aux Kurdes.

“Les Kurdes ont été tout à fait exemplaires et tout à fait déterminants dans la reprise de Rakka, les peshmergas ont joué un rôle très significatif” dans le combat contre l’Etat islamique (EI).

Sophie Louet

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