February 7, 2018 / 10:31 AM / 5 months ago

Une réforme des emplois aidés perfectible, dit la Cour des comptes

PARIS (Reuters) - La Cour des comptes dresse un bilan en demi-teinte de la réforme des emplois aidés entreprise par le gouvernement, dans son rapport annuel publié mercredi.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud. La Cour des comptes dresse un bilan en demi-teinte de la réforme des emplois aidés entreprise par le gouvernement, dans son rapport annuel publié mercredi. /Photo prise le 3 janvier 2018/REUTERS/Benoit Tessier

Jugés trop coûteux et inefficaces par l’exécutif, les contrats aidés - destinés à favoriser l’insertion professionnelle de personnes éloignées de l’emploi en subventionnant leur embauche, pour une durée limitée, dans une structure publique ou privée - ont été remplacés par un nouveau dispositif.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a présenté mi-janvier les “parcours emploi compétence” (PEC), plus sélectifs, limités au secteur public pour éviter les “effets d’aubaine” et assortis d’obligations plus strictes pour les employeurs.

Ces évolutions “vont dans le sens préconisé par la Cour”, mais elles ne permettront d’atteindre leur objectif d’insertion sur le marché du travail et de rétablir la maîtrise budgétaire de cette politique “que si plusieurs autres exigences sont également satisfaites”, peut-on lire dans le rapport.

La Cour salue le “resserrement indispensable” des modalités de ce dispositif jusque là piloté avec pour principal objectif l’impact à court terme sur les statistiques du chômage, ce qui avait pour conséquence des “dérapages financiers récurrents”, malgré des résultats décevants.

En 2016, dernière année pleine du quinquennat de François Hollande, un peu plus de 400.000 contrats étaient en cours en fin d’année, moyennant un coût de 3,3 milliards pour les finances publiques.

La Cour déplore en revanche le maintien d’une “priorité critiquable” accordée aux emplois aidés dans le secteur non marchand - également liée à l’objectif de diminution des statistiques du chômage - malgré leur manque d’efficacité en termes de retour à l’emploi des bénéficiaires.

Pour améliorer cette politique, elle insiste donc sur la nécessité de la recentrer sur le seul objectif d’insertion professionnelle, préconise un meilleur ciblage des bénéficiaires et la définition d’objectifs précis pour les employeurs, assortie d’un suivi renforcé.

Dans sa réponse à la Cour, présentée en annexe, la ministre du Travail Muriel Pénicaud précise que “le repositionnement des contrats aidés, tant en volume qu’en qualité, (mis) en oeuvre depuis le second semestre 2017 et qui sera consolidé en 2018 répond d’ores et déjà à une grande part (des) recommandations”.

Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse

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