January 26, 2018 / 5:51 PM / in 10 months

Première législative partielle du quinquennat à Belfort

Le premier scrutin législatif partiel du quinquennat, qui aura lieu dimanche dans la première circonscription du Territoire de Belfort, aura moins valeur de test pour La République en marche, qui ne présente pas de candidat, que pour le Front national confronté à une candidature dissidente. /Photo prise le 18 juin 2017/REUTERS/Jean-Paul Pelissier

STRASBOURG (Reuters) - Le premier scrutin législatif partiel du quinquennat, qui aura lieu dimanche dans la première circonscription du Territoire de Belfort, aura moins valeur de test pour La République en marche, qui ne présente pas de candidat, que pour le Front national confronté à une candidature dissidente.

Comme au printemps, le parti d’Emmanuel Macron soutient le responsable du MoDem, Christophe Grudler, conseiller départemental et figure de l’opposition locale, passé par l’UMP (devenue Les Républicains) avant d’en être exclu en 2002.

Cet ancien journaliste de 52 ans aura de nouveau pour principal adversaire le candidat Les Républicains, Ian Boucard, 25 ans, ancien assistant parlementaire du maire LR de Belfort, qu’il avait distancé au premier tour, en juin, avant d’être battu par lui au second avec 279 voix d’écart.

Sur un recours de Christophe Grudler, le Conseil constitutionnel a annulé le scrutin en raison de tracts que Ian Boucard avait diffusés avant le second tour, laissant croire que le FN et La France insoumise appelaient à voter en sa faveur.

La principale nouveauté du scrutin est à l’extrême droite, où un candidat du FN sera pour la première fois opposé à un représentant des “Patriotes”, la formation de Florian Philippot, ex-bras droit de Marine Le Pen qui a quitté le parti en septembre dernier.

Pour affronter Jean-Raphaël Sandri, 26 ans, qui est assistant parlementaire de Jean François Jalkh, eurodéputé du Front National, les Patriotes ont misé sur leur vice-présidente, Sophie Montel, 47 ans, elle-même députée européenne.

Si l’ancienne conseillère régionale bénéficie d’une certaine notoriété, notamment depuis une législative partielle de février 2015 dans le Doubs où elle avait mis en difficulté le socialiste sortant, c’est la première fois qu’elle se présente dans le Territoire de Belfort où Sandri a obtenu 17,5% des voix en juin.

La gauche locale sera probablement condamnée à compter ses voix, faute d’être remise des déchirements consécutifs à la rupture entre Jean-Pierre Chevènement et le Parti socialiste, quand l’ancien maire de Belfort s’était présenté contre Lionel Jospin à l’élection présidentielle de 2002.

Le socialiste Arthur Courty, 25 ans, et Anaïs Beltran, 30 ans, qui représente La France insoumise avec le soutien du Mouvement républicain et citoyen (MRC), sont de nouveaux venus en politique.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

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