January 26, 2018 / 12:06 PM / 7 months ago

Le Pen pour une liste de rassemblement aux européennes

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen plaide pour une liste de rassemblement des “nationaux” aux élections européennes de mai 2019, reprochant à Laurent Wauquiez de traiter le Front national en “paria” alors que le parti Les Républicains est selon elle “traversé par le clivage mondialistes-nationaux”.

Marine Le Pen (photo) plaide pour une liste de rassemblement des "nationaux" aux élections européennes de mai 2019, reprochant à Laurent Wauquiez de traiter le Front national en "paria" alors que le parti Les Républicains est selon elle "traversé par le clivage mondialistes-nationaux". /Photo prise le 22 novembre 2017/REUTERS/Benoit Tessier

Dans un entretien publié vendredi dans Le Monde, la présidente du FN, battue au second tour de l’élection présidentielle de 2017 par Emmanuel Macron (66,1%-33,9%), estime que son parti a “vocation à être un pôle de rassemblement”.

“Il faut présenter une liste de rassemblement – ne serait-ce que parce que Macron, comme chef des mondialistes, va le faire –, avec tous ceux qui souhaitent sincèrement œuvrer pour la France et sont sur les mêmes options que nous”, explique-t-elle.

“Mais je n’entends pas considérer une éventuelle alliance comme une structure où le FN est tout-puissant”, précise-t-elle, accusant Laurent Wauquiez, dirigeant de LR, d’”insincérité” à son égard.

“M. Wauquiez dit maintenant en partie la même chose que nous. En cela, il a changé d’avis. S’il est sincère, alors il ne peut pas traiter le FN comme un paria et il doit admettre que c’est nous qui avions raison et que nous avons réussi à le convaincre. A ce moment-là, on peut envisager de mener des discussions”, dit-elle.

Laurent Wauquiez a revendiqué jeudi soir sur France 2 de s’adresser à l’électorat de l’extrême droite sur des thèmes, comme l’immigration, dont il refuse de laisser le “monopole” au FN.

“M. Wauquiez est à la tête d’un parti divisé, traversé par le clivage mondialistes-nationaux qui a pris le pas sur le clivage gauche-droite”, juge Marine Le Pen. “Il y a sûrement une partie de personnalités, et surtout d’électeurs Les Républicains, qui sont opposés à ce que la nation disparaisse au bénéfice d’une structure supranationale.”

Marine Le Pen, qui a rompu les ponts avec le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan après une alliance dans l’entre-deux-tours de la présidentielle, dit espérer pouvoir se “mettre autour d’une table” avec le président de “Debout la France” “dans les mois qui viendront”.

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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