January 22, 2018 / 9:58 AM / 7 months ago

Soyez fourmi, pas cigale, demande Migaud à Macron

PARIS (Reuters) - Le premier président de la Cour des comptes a pressé lundi Emmanuel Macron de se comporter comme la fourmi de la fable de La Fontaine et non comme la cigale, en soulignant que le redressement des comptes publics grâce à l’amélioration de la conjoncture économique “ne doit pas faire “illusion”.

Le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud (photo), a pressé lundi Emmanuel Macron de se comporter comme la fourmi de la fable de La Fontaine et non comme la cigale, en soulignant que le redressement des comptes publics grâce à l'amélioration de la conjoncture économique "ne doit pas faire "illusion". /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Dans la ligne de mire de Didier Migaud en particulier, les baisses d’impôts décidées ou annoncées par l’exécutif pour les prochaines années, qui fragiliseront les promesses de réduction des déficits publics de la France.

Les comptes publics se sont améliorés en 2017 et la France devrait cette année sortir de la procédure européenne de déficit excessif, a-t-il souligné devant le chef de l’Etat, lors de l’audience solennelle de rentrée de la Cour.

Cependant, “les conditions à réunir pour atteindre les objectifs fixés par la loi de programmation sont nombreuses et loin d’être acquises”, a-t-il dit.

La Cour des comptes est vigilante, a-t-il ajouté car “les hypothèses d’économies doivent être affermies et se concrétiser”.

Indépendante et impartiale, la Cour n’a pas à se prononcer sur la décision de baisser les prélèvements obligatoires cette année, a dit Didier Migaud. “En revanche, il lui revient de rappeler que sans maîtrise des dépenses publiques, il n’est pas de réduction d’impôt qui soit durable.”

“Pour respecter la trajectoire prévue, des réformes d’ampleur structurelle devront être mises en oeuvre sans retard (...) sans attendre 2022”, a-t-il encore déclaré.

“Trop souvent par le passé, la cigale a pris le pas sur la fourmi.”

Didier Migaud a souligné quelques priorités aux yeux de la Cour : mieux contrôler la masse salariale, rationaliser la répartition des compétences entre les différents niveaux de collectivités locales et entre ces dernières et l’Etat ou mieux cibler les dépenses fiscales (les niches).

Le déficit du budget de l’Etat s’est établi à 67,8 milliards d’euros en 2017, soit une amélioration de 1,3 milliard par rapport à 2016 qui le porte à un plus bas depuis 2008 et conforte l’objectif de retour du déficit public sous la barre européenne de 3% du PIB fin 2017.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below