January 17, 2018 / 1:34 PM / in 5 months

Séance inaugurale du nouveau Parlement de Catalogne

BARCELONE (Reuters) - Le Parlement de Catalogne s’est réuni mercredi pour la première fois depuis les élections régionales du 21 décembre avec en ligne de mire l’élection du futur chef de l’exécutif catalan, peut-être à la fin du mois.

Le Parlement de Catalogne s'est réuni mercredi pour la première fois depuis les élections régionales du 21 décembre avec en ligne de mire la possible élection du futur chef de l'exécutif catalan, peut-être à la fin du mois. /Photo prise le 17 janvier 2018/REUTERS/Albert Gea

La première décision des députés catalans lors de cette séance inaugurale a été de porter l’indépendantiste Roger Torrent à la présidence du parlement régional.

Il était le candidat préféré des deux principaux partis indépendantistes, Junts per Catalunya (Ensemble pour la Catalogne) et la Gauche républicaine de Catalogne (Esquerra Republicana de Catalunya, ERC).

Les deux partis séparatistes catalans ont conservé, avec l’apport des indépendantistes de la Candidature d’unité populaire (CUP), une faible majorité absolue en sièges à l’issue des élections anticipées du 21 décembre (70 élus sur 135).

Ils se sont entendus il y a une semaine pour tenter de faire réélire le président destitué de l’exécutif catalan, Carles Puigdemont, réfugié en Belgique depuis le mois d’octobre.

Mais s’il est élu, on ignore comment Carles Puigdemont, qui risque d’être arrêté s’il rentre en Espagne, où il est poursuivi pour sédition, rébellion et détournement de fonds publics, pourrait gouverner la région de son exil bruxellois.

VOTE LE 31

Pareille éventualité est exclue à Madrid. Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a ainsi prévenu lundi que Madrid continuerait à diriger la Catalogne si Carles Puigdemont reprend ses fonctions tout en restant en exil à Bruxelles.

“Il est absurde que quelqu’un souhaite devenir président du gouvernement régional catalan en tant que fugitif à Bruxelles. C’est une affaire de bon sens”, a-t-il déclaré à propos de la possibilité que Carles Puigdemont dirige la région par Skype.

Outre Carles Puigdemont, quatre responsables et députés indépendantistes ont fui à Bruxelles et trois autres sont en détention préventive en Espagne pour leur rôle dans l’organisation du référendum d’autodétermination du 1er octobre jugé illégal par le pouvoir central et la justice espagnole.

Leurs sièges de député sont restés vides mercredi et étaient symboliquement ornés d’un gros ruban jaune.

Carles Puigdemont a félicité Roger Torrent pour son élection. Dans un message sur Twitter, il s’est dit certain qu’il saura exercer son mandat “avec noblesse et bravoure, tout en protégeant les institutions et le pays”.

Si Carles Puigdemont ne se succède pas à lui-même à la tête de la Generalitat, les indépendantistes risquent de se retrouver sans option politique de rechange immédiatement disponible. D’autant que l’autre candidat potentiel, le leader de l’ERC, Oriol Junqueras, est en détention à Madrid.

L’élection du président de l’exécutif régional incombe au Bureau de l’assemblée. Il a été composé mercredi et quatre de ses sept membres viennent de formations indépendantistes. Il dispose désormais de dix jours ouvrables pour préparer le vote, prévu donc le 31.

Gilles Trequesser pour le service français

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