January 8, 2018 / 9:15 PM / a year ago

"Made in France", critère qui monte pour les directeurs d'achats

L'approvisionnement auprès de fournisseurs proposant une production française plutôt qu'étrangère gagne du terrain dans les préoccupations des départements achats, selon une étude du cabinet de conseil en achat AgileBuyer et du Conseil national des achats rendue publique lundi. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier

PARIS (Reuters) - L’approvisionnement auprès de fournisseurs proposant une production française plutôt qu’étrangère gagne du terrain dans les préoccupations des départements achats, selon une étude du cabinet de conseil en achat AgileBuyer et du Conseil national des achats rendue publique lundi.

L’édition 2018 de cette enquête met en évidence que le pourcentage d’achats “Made in France”, négligé il y a encore quelques années, est désormais pris en considération par une proportion significative des professionnels des achats.

D’après cette enquête, plus du tiers des entreprises (34%) suivent désormais ce paramètre, contre seulement 15% dans l’enquête 2017.

Et dans le secteur public - où cette question doit être abordée différemment pour ne pas contrevenir aux règles européennes - 42% des répondants déclarent suivre le pourcentage d’achats “Made in France” ou d’achats locaux (circuits courts), un chiffre en progression de huit points par rapport à la précédente enquête.

Avec 46% des professionnels des achats - quel que soit le secteur - déclarant que le “Made in France” est pris en compte dans la politique d’achats, ce paramètre devient un critère comme les autres dans l’attribution d’un contrat à un fournisseur.

Le “Made in France” “commence à devenir un critère d’achats à part entière et un indicateur de plus en plus suivi”, souligne Olivier Wajnsztok, directeur associé d’AgileBuyer, dans le dossier de présentation de cette étude.

Parallèlement, les objectifs de réduction des coûts deviennent moins prépondérants dans les décisions des responsables des achats.

Si 72% des personnes interrogées déclarent que la réduction des coûts est un objectif prioritaire pour les directions des achats, ce pourcentage chute de dix points par rapport à 2017 - une première après cinq années de hausse - et atteint son plus bas niveau depuis 2013.

Les résultats présentés dans cette étude reposent sur les déclarations de 628 personnes ayant répondu intégralement à un questionnaire soumis en ligne à un panel ciblé de professionnels des achats, du 22 novembre au 4 décembre.

Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse

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