December 9, 2017 / 1:22 PM / 6 months ago

Politique migratoire: le prochain Premier ministre tchèque reste ferme face à l'UE

PRAGUE (Reuters) - Le prochain Premier ministre tchèque Andrej Babis a invité l’Union européenne à éviter d’exercer une pression indue sur son pays au sujet de la politique migratoire, au risque de faire le jeu des partis extrémistes.

Le prochain Premier ministre tchèque Andrej Babis (photo) a invité l'Union européenne à éviter d'exercer une pression indue sur son pays au sujet de la politique migratoire, au risque de faire le jeu des partis extrémistes. /Photo prise le 6 décembre 2017/REUTERS/David W Cerny

La Commission européenne a annoncé jeudi avoir renvoyé la République tchèque, mais aussi la Hongrie et la Pologne, devant la justice européenne en raison de leur refus d’accueillir des demandeurs d’asile dans le cadre du système de quotas de l’UE.

“La Commission peut retirer cette accusation à n’importe quel moment. Il va falloir négocier cela et offrir d’autres idées, comme des gardes aux frontières ou de l’aide aux autres pays. Mais nous ne voulons pas de réfugiés”, dit Andrej Babis dans une interview au quotidien Pravo publiée samedi.

“Il faut que l’UE comprenne que si elle n’écoute pas nos propositions, alors l’influence des partis extrémistes comme l’Afd (en Allemagne) ou le SPD (en République tchèque) va croître”, ajoute-t-il.

Andrej Babis, un milliardaire de 63 ans, a été nommé Premier ministre mercredi, après la victoire de son parti, l’Action des citoyens mécontents (Ano), aux élections législatives. Il doit être investi par le président Milos Zeman mercredi prochain.

L’homme d’affaires a promis de lutter contre l’immigration et d’améliorer l’efficacité de l’Etat. L’Ano a été créée en 2011 pour dénoncer les scandales de corruption qui minaient alors les partis traditionnels.

Les autres partis tchèques ont exclu de cohabiter avec lui en raison des poursuites judiciaires dont il fait l’objet. Andrej Babis, qui nie toute malversation et parle d’un complot politique, a été mis en examen début octobre pour détournement de fonds européens.

Il risque donc de diriger un gouvernement minoritaire et s’exposera à un vote de confiance du Parlement à la mi-janvier, comme le veut la Constitution.

Robert Muller, Gilles Trequesser pour le service français

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