December 8, 2017 / 4:26 PM / a year ago

Erdogan achève sa visite en Grèce auprès de la minorité musulmane

Le président turc Recep Tayyip Erdogan (ici photographié dans la ville grecque de Komotini), au deuxième et dernier jour de sa visite d'Etat en Grèce, s'est rendu vendredi auprès de la communauté musulmane dans le nord du pays. /Photo prise le 8 décembre 2017/REUTERS/Alexandros Avramidis

KOMOTINI, Grèce (Reuters) - Le président turc Recep Tayyip Erdogan, au deuxième et dernier jour de sa visite d’Etat en Grèce, s’est rendu vendredi auprès de la communauté musulmane dans le nord du pays.

La veille, à Athènes, il avait évoqué la “discrimination” dont cette communauté musulmane, forte de 130.000 personnes, serait selon lui victime de la part des autorités grecques.

“Nous avons pris des mesures très importantes (en Turquie) pour répondre aux besoins de nos concitoyens d’origine grecque et nous sommes en droit d’attendre le même comportement de la part de la Grèce”, a-t-il dit à une foule en liesse rassemblée devant une école de la ville de Komotini, avant de distribuer des jouets aux enfants.

C’est la première fois qu’un président turc se rend en visite officielle en Grèce depuis 65 ans. Jeudi, Erdogan n’a pas ménagé ses critiques envers Athènes, réclamant notamment une révision du traité de Lausanne de 1923, qui a fixé les frontières de la Turquie moderne.

Les désaccords déjà anciens entre les deux voisins n’ont pas été mis de côté malgré le vernis des convenances diplomatiques.

Alliés au sein de l’Otan, Grecs et Turcs s’opposent notamment sur le dossier chypriote, le découpage territorial en mer Egée et le sort de la minorité musulmane dans le nord de la Grèce.

Le président grec Prokopis Pavlopoulos a fermement opposé une fin de non-recevoir à la demande de révision du traité de Lausanne, tout comme son Premier ministre Alexis Tsipras.

Turcs et Grecs se sont retrouvés trois fois au bord de la guerre depuis une quarantaine d’années - en 1974, 1987 et 1996 - à propos de la crise chypriote et du découpage territorial en mer Egée.

A ces différends anciens est venu s’ajouter l’an dernier le cas des militaires turcs réfugiés en Grèce après le putsch manqué contre Erdogan le 15 juillet 2016, et dont Ankara réclame l’extradition - une demande réitérée jeudi par Erdogan.

Lefteris Papadimas avec Ece Toksabay à Ankara; Guy Kerivel pour le service français, édité par Tangi Salaün

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