November 29, 2017 / 8:49 PM / 7 months ago

L'Iran n'est pas "un partenaire", estime Macron

ABIDJAN, Côte d’Ivoire (Reuters) - L’Iran n’est pas un “partenaire” mais un pays avec lequel la France a noué une relation structurée autour d’un accord sur le nucléaire, a estimé mercredi Emmanuel Macron, sur fond de crispations diplomatiques ces dernières semaines entre Paris et Téhéran.

Roselyne Febvre (France 24 - à gauche), Emmanuel Macron (centre) et Christophe Boisbouvier (RFI - à droite). L'Iran n'est pas un "partenaire" mais un pays avec lequel la France a noué une relation structurée autour d'un accord sur le nucléaire, a estimé mercredi Emmanuel Macron, sur fond de crispations diplomatiques ces dernières semaines entre Paris et Téhéran. "J'irai comme je l'ai dit en Iran en temps voulu", a dit le chef de l'Etat lors d'une interview accordée à RFI et France 24 en marge d'un sommet à Abidjan, en Côte d'Ivoire. /Photo prise le 29 novembre 2017/REUTERS/Ludovic Marin

“J’irai comme je l’ai dit en Iran en temps voulu”, a dit le chef de l’Etat lors d’une interview accordée à RFI et France 24 en marge d’un sommet à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

“Il faut préparer le déplacement” dans “un cadre qui est celui que j’ai donné : l’Iran n’est pas un partenaire, nous avons une relation qui est structurée à travers un accord sur le nucléaire”, a-t-il souligné.

“Il faut le compléter par une discussion et un accord structuré sur l’activité balistique et une discussion stratégique sur la place de l’Iran dans la région pour lutter contre objectivement aujourd’hui des actions de déstabilisation menées dans plusieurs pays”, a ajouté Emmanuel Macron. “Je crois aux engagements qui sont pris, parce que je veux pouvoir les mettre sur le papier, les suivre et les évaluer”.

“Je constate en tout cas que dans les discussions que nous avons eues, dans les engagements qu’ils sont prêts à prendre, il y a un changement de ton - et c’est une première -, qu’ils sont prêts à venir au sommet à Paris de lutte contre le financement des groupements terroristes et que nous aurons derrière des engagements concrets”, a-t-il souligné. “Moi je ne crois qu’au concret”.

L’Iran s’est irrité ces dernières semaines des propos tenus par la France sur ses “tentatives hégémoniques” présumées dans la région et sur la volonté du chef de l’Etat français d’encadrer l’activité balistique iranienne.

Téhéran assure que son programme balistique n’a qu’une vocation défensive et qu’il n’est pas concerné par l’accord sur son programme nucléaire, conclu en juillet 2015 après d’âpres négociations.

Lors d’un entretien téléphonique avec Emmanuel Macron la semaine dernière, après la médiation française dans la crise au Liban, le président iranien Hassan Rohani a déclaré que la France pouvait jouer un rôle productif au Moyen-Orient en adoptant “une approche réaliste et impartiale”.

Marine Pennetier, édité par Sophie Louet

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