November 11, 2017 / 12:16 PM / 9 months ago

Emmanuel Macron commémore son premier 11-Novembre

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron a commémoré samedi sa première cérémonie du 11-Novembre en rendant hommage à Georges Clemenceau, l’homme du “dernier quart d’heure”, selon lui.

Emmanuel Macron a commémoré samedi sa première cérémonie du 11-Novembre en rendant hommage à Georges Clemenceau, l'homme du "dernier quart d'heure", selon lui. /Photo prise le 11 novembre 2017/REUTERS/François Guillot

Le président de la République, qui souhaitait marquer le centenaire de l’arrivée au gouvernement de Georges Clemenceau en pleine Première Guerre mondiale, a visité samedi matin le musée consacré à l’ancien président du Conseil dans le 16e arrondissement, puis a déposé une gerbe devant la statue du “Père la Victoire”.

Il a ensuite remonté les Champs-Elysées avant de se recueillir sur la tombe du Soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe.

Pour le chef de l’Etat, George Clemenceau fait partie des “grands hommes à célébrer”.

“Il a toute cette carrière qui précède, cette grande carrière politique, de journaliste, d’homme libre, de conscience. Mais il est aussi l’homme du dernier quart d’heure et ce dernier quart d’heure était nécessaire”, a-t-il dit à la presse en visitant le musée Clemenceau.

Georges Clemenceau, nommé ministre de l’Intérieur en 1906, lui valant le surnom de “premier flic de France” ou du “Tigre”, a consacré une grande partie de sa carrière au journalisme.

Il a notamment pris la défense d’Alfred Dreyfus en publiant dans les colonnes de l’Aurore le célèbre “J’accuse” d’Emile Zola.

Connu pour son patriotisme et sa poigne, il est appelé en novembre 1917 par le président Raymond Poincaré pour constituer le gouvernement.

Les anciens présidents Nicolas Sarkozy, François Hollande, le Premier ministre Edouard Philippe, la ministre des Armées, Florence Parly, la maire de Paris Anne Hidalgo et le maire de Bordeaux, Alain Juppé, entre autres, ont assisté à la cérémonie.

Edouard Philippe a participé à une commémoration dans l’après-midi à Rethondes (Oise), où a été signé l’armistice du 11 novembre 1918.

Il a tenu a dédier cette commémoration aux “soldats de nos armés respectives engagés le plus souvent au-dessus de la Syrie, de l’Irak et pour ceux qui concernent la France, au sol du Sahel”.

“N’imaginons pas que parce que notre Europe est dans l’ensemble un territoire de prospérité, qu’elle est caractérisée par une très longue periode de paix, (...) que cette paix est indéfiniement acquise”, a-t-il dit lors de son discours.

“Sachons au contraire apprendre aux jeunes générations le goût et le prix de ce bienfait. (...) Une paix que ceux de 1914, ceux de 1944, ceux de 2017 ont payé et paient encore aujourd’hui du prix le plus elevé qui soit”, a-t-il ajouté.

Caroline Pailliez, édité par Eric Faye

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