November 6, 2017 / 6:28 AM / a year ago

Puigdemont remis en liberté provisoire par la justice belge

BRUXELLES (Reuters) - Le président destitué de Catalogne, Carles Puigdemont, et quatre de ses ministres ont été remis en liberté en Belgique dans l’attente de l’examen des mandats d’arrêt européens émis par l’Espagne à leur encontre, a annoncé lundi le parquet belge.

Le président destitué de Catalogne, Carles Puigdemont, et quatre de ses ministres ont été remis en liberté en Belgique dans l'attente de l'examen des mandats d'arrêt européens émis par l'Espagne à leur encontre, a annoncé lundi le parquet belge. /Photo prise le 31 octobre 2017/REUTERS/Yves Herman

Cela signifie que le chef de l’exécutif catalan, qui s’est rendu à Bruxelles fin octobre après sa destitution par Madrid et la dissolution du Parlement de Barcelone, devrait pouvoir faire campagne en vue des élections régionales du 21 décembre.

L’Espagne a émis des mandats d’arrêt européens à l’encontre des cinq dirigeants indépendantistes et les a transmis vendredi à la justice belge.

Les cinq sont recherchés pour sédition, rébellion et détournement de fonds publics après la proclamation d’indépendance du Parlement catalan le 27 octobre.

Carles Puigdemont et ses quatre ministres se sont livrés dimanche à la police belge.

Leur remise en liberté, après une audition qui aura duré plus de dix heures, est assortie de conditions. Ils se voient notamment interdire de quitter le territoire belge sans le consentement d’un juge.

Ils devront maintenant comparaître d’ici quinze jours devant la Chambre du conseil, un tribunal de première instance responsable des décisions en matière d’extradition, déclarent les procureurs dans un communiqué.

FRONT UNI

Après la proclamation unilatérale d’indépendance, Madrid a placé la région sous tutelle, dissous l’exécutif régional et convoqué des élections anticipées auxquelles Carles Puigdemont a souhaité participer, malgré les poursuites dont il fait l’objet.

Le président déchu de la Généralité de Catalogne a appelé samedi à la formation d’un front uni pour ce scrutin afin de poursuivre le combat pour l’indépendance et de protester contre l’incarcération d’anciens membres du gouvernement régional.

Selon un sondage publié dimanche par La Vanguardia, les partis indépendantistes sont en tête des intentions de vote, mais pourraient ne pas obtenir la majorité absolue.

L’enquête réalisée par GAD3 auprès de 1.233 entre le 30 octobre et le 3 novembre les créditent de 66 à 69 sièges au parlement régional qui en compte 135.

Pour 59% des sondés, les poursuites à l’encontre de Carles Puigdemont sont injustifiées, mais 69,3% sont convaincus que son arrestation donnerait un coup de pouce électoral à la cause indépendantiste. La participation pourrait atteindre 83%, un record, selon GAD3.

Les listes doivent être déposées d’ici mardi et les candidats pourront se déclarer jusqu’au 18 novembre.

L’enquête GAD3 montre également que seulement un Catalan sur sept croit que l’actuelle crise entre Madrid et Barcelone débouchera sur l’indépendance pour la région du nord-est de l’Espagne. Plus des deux tiers des personnes interrogées jugent également que la situation est mauvaise pour l’économie locale.

Paul Day et Robert-Jan Bartunek avec; Foo Yun Chee, Jean-Philippe Lefief et; Danielle Rouquié pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse

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