November 5, 2017 / 11:52 AM / a year ago

Valls réfléchit aux "nouveaux clivages" politiques

PARIS (Reuters) - Passé du Parti socialiste au camp présidentiel avec le souci revendiqué d’être “utile” à la France, Manuel Valls a souligné dimanche la nécessité de réfléchir aux “nouveaux clivages” politiques, et notamment à l’avenir de la social-démocratie.

Passé du Parti socialiste au camp présidentiel avec le souci revendiqué d'être "utile" à la France, Manuel Valls a souligné dimanche la nécessité de réfléchir aux "nouveaux clivages" politiques, et notamment à l'avenir de la social-démocratie. /Photo prise le 24 octobre 2017/REUTERS/Charles Platiau

L’ex-Premier ministre de François Hollande devenu député apparenté La République en marche s’est démarqué de l’ancien ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn, qui a souhaité samedi la disparition du Parti socialiste (PS).

“Nous sommes dans une phase de décomposition-recomposition qui n’est pas finie, qui vient de loin et qui a évidemment éclaté avec l’élection présidentielle”, a déclaré Manuel Valls sur Europe 1.

Partant du constat que “la social-démocratie est en crise profonde partout”, il a souligné l’importance de “réfléchir aux nouveaux clivages”, au-delà de l’alternative droite-gauche.

“Il faut entraîner les Français dans un projet de réformes”, a-t-il dit, s’inscrivant lui-même dans le camp “du progrès pour tous” et de “la République jusqu’au bout”.

L’autre alternative est selon lui constituée par “la seule reproduction de l’élitisme sur fond de ségrégation sociale et territoriale” ressentie dans les quartiers populaires, les secteurs péri-urbains et certains territoires ruraux.

Au pouvoir durant le dernier quinquennat, le PS a subi deux revers majeurs en 2017, d’abord à l’élection présidentielle avec l’élimination de Benoît Hamon dès le premier tour, puis aux législatives, qui se sont soldées par l’élection d’une trentaine de députés sous sa bannière.

Candidat malheureux à la primaire du PS, Manuel Valls a quitté le parti après l’élection présidentielle et s’est rangé aux côtés d’Emmanuel Macron.

“J’ai pensé que je pouvais être utile. Je suis député. Je joue mon rôle et je veux aider, je suis engagé”, a dit l’élu de l’Essonne. “Je veux être utile et je veux la réussite de mon pays.”

Critiqué par des ex-camarades pour avoir abandonné le PS, Manuel Valls a dit avoir conservé “des liens d’amitié, d’affection, de tendresse” avec son ancienne famille politique, qui va tenter de se relancer avec un congrès début 2018.

Interrogé sur le bilan du quinquennat de François Hollande et la période ayant précédé l’élection d’Emmanuel Macron, Manuel Valls a dit vouloir se donner le temps de la réflexion.

“Sur toute cette période-là je veux me donner du temps, je vais écrire”, a-t-il dit.

“Tous les livres qui sortent sur cette période-là sont bien prématurés”, a-t-il estimé, alors que l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve vient de publier un récit intitulé “150 jours sous tension à Matignon”.

Manuel Valls a qualifié de “piège” la primaire de la gauche remportée en janvier par Benoît Hamon, qui a lui-même quitté le parti pour fonder son propre mouvement.

“Cette primaire était un piège : il s’agissait non pas de désigner un candidat pour la présidence de la République mais de décider d’une ligne pour une formation politique qui est aujourd’hui moribonde”, a dit Manuel Valls.

Elizabeth Pineau, édité par Nicolas Delame

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