November 2, 2017 / 11:01 AM / a year ago

La force du "G5 Sahel" a lancé sa première opération

DAKAR-PARIS (Reuters) - La force du “G5 Sahel”, appelée à appuyer les militaires français de Barkhane et les casques bleus de l’Onu dans la lutte antiterroriste au Sahel, a lancé sa première opération le 28 octobre aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, a annoncé jeudi la coalition.

La ministre des Armées, Florence Parly (photo), s'est félicitée jeudi du lancement, en début de semaine, de la première opération conduite par la force antiterroriste "G5 Sahel constituée par le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. /Photo prise le 13 octobre 2017/REUTERS/Christophe Ena

Plusieurs centaines de soldats maliens, burkinabé et nigériens, qui bénéficient du soutien logistique des 4.000 hommes de Barkhane, sont intervenus dans une zone en proie à des groupes djihadistes et aux trafics “afin de permettre le retour d’un niveau de sécurité favorable à la tranquillité des populations”, précise le G5 dans un communiqué.

Le “G5 Sahel” est composé du Mali, du Niger, du Tchad, du Burkina Faso et de la Mauritanie.

Le commandement de la force du G5 Sahel est basé à Sévaré, dans le centre du Mali. Le contingent devrait atteindre sa pleine capacité - 5.000 hommes répartis en sept bataillons - en mars-avril 2018.

Le Mali et le Niger fourniront deux bataillons, les autres pays un chacun. Les pays participants pourront exercer un droit de suite de 50 kilomètres au-delà de leurs frontières.

La France, par la voix de la ministre des Armées Florence Parly, a salué cettre première opération, baptisée “Haw Bi”, en souhaitant que cette “montée en puissance” se poursuive. Elle “montre la prise en main par les Etats sahéliens de la lutte contre le terrorisme”, a-t-elle déclaré dans un communiqué.

La ministre française, lors d’un récent déplacement à Washington, a pressé les Etats-Unis de s’investir plus avant dans la lutte antiterroriste en Afrique, soulignant que Paris n’avait pas l’intention de devenir “la garde prétorienne” au Sahel, devenu une base pour les groupes djihadistes.

Le coût global de la force est évalué à 423 millions d’euros, or seul le quart du budget a pour l’heure était réuni selon un rapport de l’Onu.

Paris estime que l’engagement de la capacité initiale de la force conjointe aura un effet d’entraînement. Une conférence des donateurs est prévue en décembre.

L’Union européenne s’est d’ores et déjà engagée à débloquer 50 millions d’euros, la France huit millions d’euros d’ici à la fin de l’année.

Les Etats-Unis ont promis pour leur part cette semaine un apport de quelque 60 millions de dollars.

Edward McAllister, version française Cyril Camu et Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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