October 9, 2017 / 1:28 PM / 10 months ago

Un millier d'éleveurs et leurs brebis contre le loup à Lyon

LYON (Reuters) - Plus d’un millier de brebis et autant d’éleveurs, venus des quatre coins de France, ont occupé lundi la place Bellecour de Lyon pour protester contre le “Plan loup” du gouvernement et obtenir le droit de protéger leurs troupeaux en tirant.

Plus d’un millier de brebis et autant d’éleveurs, venus des quatre coins de France, ont occupé lundi la place Bellecour de Lyon pour protester contre le "Plan loup" du gouvernement et obtenir le droit de protéger leurs troupeaux en tirant. /Photo prise le 9 octobre 2017/REUTERS/Robert Pratta

Escorté par les forces de l’ordre, l’immense troupeau s’est mis en marche en début d’après-midi en direction de la Préfecture où une délégation d’éleveurs devait être reçue pour présenter ses revendications.

“10.000 bêtes tuées par le loup !”, dénonçait une pancarte.

Sur des banderoles, on pouvait lire : “L’Etat fait l’élevage du loup ! Il faut 130 prélèvements en 2017 pour un retour à 2016” ou encore “Le loup, c’est la fin annoncée de l’élevage des moutons et une menace pour tous pour tous les animaux élevés en plein air”.

Avec ce rassemblement national au cœur de Lyon, organisé par les syndicats FNSEA, FNO (Fédération Nationale Ovine), et Jeunes agriculteurs, les éleveurs entendre faire retirer le plan Loup 2018-2023 soutenu par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et le ministère de l’agriculture.

Ils estiment que le nombre de loups que ce plan prévoit d’abattre chaque année est insuffisant et ils réclament du gouvernement “le droit permanent de défendre leurs troupeaux”, donc de tirer.

“On ne peut plus donner la priorité au loup sur les éleveurs”, considère Patrick Benezit, secrétaire général adjoint de la FNSEA. “Nous engageons aujourd’hui un combat jusqu’à ce que le gouvernement écrive noir sur blanc que les éleveurs sont protégés. On ne peut plus laisser égorger nos troupeaux”.

Il estime que la présence du loup, dont les “pionniers” sont venus des Apennins italiens pour peu à peu prendre pied dans le sud-est de la France et coloniser depuis une trentaine de départements, pose également un problème pour le tourisme.

Ludovic Rouvière, représentant des Jeunes agriculteurs venu de Lozère, explique que “tous les territoires sont touchés”.

“A cause du loup, nous sommes la dernière génération à faire de l’élevage”, assure-t-il.

Michèle Boudoin, présidente de la fédération nationale des Ovins, venue, elle, du Puy-de-Dôme, a affirmé qu’en 2004, les pertes dues au loup d’élevaient à 1,5 million d’euros et qu’elles ont aujourd’hui atteint 26 millions par an.

“Le loup, ça suffit !” lance-t-elle, en jugeant la protection doit jouit le canidé “négative pour l’élevage et l’économie du territoire. A un moment, il faut choisir entre le pastoralisme et le loup”.    

Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below