July 10, 2017 / 10:58 AM / a year ago

Les syndicats dénoncent un acharnement contre les fonctionnaires

PARIS (Reuters) - Les fonctionnaires ne doivent pas être la seule variable d’ajustement budgétaire du gouvernement, qui cherche quatre à cinq milliards d’euros d’économies d’ici à la fin de l’année, ont déclaré lundi plusieurs dirigeants syndicaux.

Les fonctionnaires ne doivent pas être la seule variable d'ajustement budgétaire du gouvernement, qui cherche quatre à cinq milliards d'euros d'économies d'ici à la fin de l'année, ont déclaré lundi plusieurs dirigeants syndicaux. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer

Le gouvernement a annoncé le rétablissement d’un jour de carence pour les fonctionnaires dès 2018 afin de “rétablir de l’équité entre le public et le privé”. L’exécutif a par ailleurs décidé de geler le point d’indice, qui sert à calculer le traitement des fonctionnaires.

“Je pense que ça commence à faire beaucoup”, a déclaré le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, sur RTL.

“Evidemment, il faut un rétablissement des comptes publics mais on a l’impression que la seule variable d’ajustement, ce sont les fonctionnaires”, a-t-il ajouté.

Pour le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, “le gouvernement fait des erreurs graves”.

“On ne peut pas comme le Premier ministre (...) parler de la République, de ses valeurs, de la liberté, de la fraternité et laisser entendre qu’il va y avoir des services publics qui vont être menacés”, a-t-il dit sur France Inter.

Selon le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, le “micro‐absentéisme” dans la fonction publique coûte environ 170 millions d’euros par an.

En cas d’arrêt maladie, les fonctionnaires sont indemnisés dès le premier jour par l’assurance maladie, tandis que les salariés du privé ne le sont qu’à partir du quatrième jour.

L’instauration d’un jour de carence pour les fonctionnaires consiste donc à ne les indemniser qu’à partir du deuxième jour d’arrêt.

Jean-Claude Mailly souligne que de nombreuses conventions collectives obligent les entreprises à prendre en charge une partie ou la totalité de la période de carence des salariés du privé.

“Pour 170 millions d’euros, je pense que ça n’en valait pas la peine”, a-t-il estimé sur LCP.

Le dirigeant de la CGT Philippe Martinez, qui avait exhorté la semaine dernière le gouvernement à ne pas “opposer les salariés entre eux”, s’est lui aussi insurgé.

“On ne peut pas perpétuellement accuser ceux qui ont des droits d’être des privilégiés”, a-t-il réaffirmé sur BFM TV lundi.

“C’est un truc de fous, ceux qui ont des droits deviennent des privilégiés et ceux qui n’en ont pas devraient être la norme”, a-t-il déploré.

Caroline Pailliez, édité par Sophie Louet

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