June 20, 2017 / 10:55 AM / a year ago

Mélenchon veut mener bataille contre le gouvernement "de droite"

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon, qui a fait mardi son entrée à l’Assemblée nationale, a déclaré vouloir mener la vie dure au gouvernement de “droite” d’Edouard Philippe et livrer une bataille “absolue et totale” contre la réforme du Code du travail.

Jean-Luc Mélenchon, qui a fait mardi son entrée à l'Assemblée nationale, a déclaré vouloir mener la vie dure au gouvernement de "droite" d'Edouard Philippe et livrer une bataille "absolue et totale" contre la réforme du Code du travail. /Photo prise le 20 juin 2017/REUTERS/Charles Platiau

Entouré d’une dizaine des députés La France insoumise sur les 17 qui ont été élus dimanche dernier, le nouveau député de Marseille a annoncé qu’il allait s’opposer frontalement à la politique prônée par Emmanuel Macron.

“Ils sont de droite. Le Premier ministre est de droite assumée, nucléariste affiché, la ministre du Travail est de droite”, a-t-il dit après avoir ironisé sur la composition du groupe majoritaire La République en marche (LREM).

“Il y a de braves gens. Il y a beaucoup de DRH dont la fibre sociale est assez faible, il y a des chercheurs, des intellectuels. Ils ne savent pas ce qu’il y a dans un contrat de travail”, a-t-il raillé.

“J’ai vu le matheux, là, je vais lui expliquer ce qu’est un contrat de travail, il va tomber par terre”, a-t-il dit à propos du mathématicien Cédric Villani, élu député de l’Essonne pour La République en marche.

L’intéressé a répliqué sur Twitter en maniant l’ironie.

“Cher Jean-Luc Mélenchon, directeur de l’IHP (Institut Henri Poincaré-NDLR), j’en ai vu des contrats de travail ... mais c’est toujours un plaisir de recevoir des cours particuliers.”

Le “patron” de LFI a annoncé que son groupe allait mener bataille contre la réforme du Code du travail, même si les syndicats l’acceptent.

UN OU DEUX GROUPES ?

“Nous, nous avons notre mot à dire sur chaque page du Code du travail, sur chaque article parce que nous représentons la société toute entière”, a-t-il dit en précisant que La France insoumise allait aussi s’opposer sur le texte relatif aux libertés publiques afin de mettre fin à l’état d’urgence.

La France insoumise, qui est en mesure de former seule un groupe à l’Assemblée, pour lequel il faut 15 députés au moins, pourrait théoriquement s’allier aux élus communistes.

Dix députés ont été élus ou réélus dimanche sous l’étiquette du PCF, onze si l’on tient compte de Marie-Georges Buffet qui l’a été sous le drapeau de La France insoumise, voire douze avec Stéphane Peu, lui aussi élu en Seine-Saint-Denis.

Avec ce dernier, LFI compte dix-sept élus.

“Je suis pour un groupe unique présidé par Jean-Luc (Mélenchon), ouvert aux communistes et à d’autres”, a dit Alexis Corbière, son porte-parole pour la campagne présidentielle.

Mais de sources proches du PCF, on penche vers la constitution d’un groupe autonome. André Chassaigne (PC), qui a été réélu dimanche dans le Puy-de-Dôme, est de notoriété publique hostile à Jean-Luc Mélenchon et avait refusé de lui donner son parrainage pour l’élection présidentielle.

Sous la précédente législature, les élus communistes avaient pu constituer un groupe, présidé par André Chassaigne (PC), avec l’appoint de cinq élus divers gauche d’outre-mer.

“Je souhaite un seul groupe mais on ne va pas batailler pour ça”, a pour sa part déclaré François Ruffin, élu LFI dans la Somme. “S’il y a deux groupes je serais un pont entre les communistes et les insoumis.”

Emile Picy, avec Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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