June 15, 2017 / 7:43 PM / a year ago

Calais: Des associations attaquent l'Etat sur les droits des migrants

Les CRS bloquent l'accès à un point de distribution alimentaire aux migrants à Calais. Onze associations qui viennent en aide aux migrants à Calais (Pas-de-Calais) ont annoncé jeudi le dépôt d'un recours devant le tribunal administratif de Lille pour obliger les autorités à "respecter les libertés et les droits fondamentaux des exilés présents sur Calais". /Photo prise le 1er juin 2017/REUTERS/Pascal Rossignol

LILLE (Reuters) - Onze associations qui viennent en aide aux migrants à Calais (Pas-de-Calais) ont annoncé jeudi le dépôt d’un recours devant le tribunal administratif de Lille pour obliger les autorités à “respecter les libertés et les droits fondamentaux des exilés présents sur Calais”.

Les organisations signataires, parmi lesquelles figurent notamment le Secours catholique et la Cimade, appellent dans un communiqué la justice administrative à “reconnaître les atteintes graves et répétées aux droits et libertés” et à “enjoindre aux autorités de mettre en place un dispositif garantissant le respect des droits fondamentaux de base, tels que l’accès à l’eau, à des toilettes, à une distribution alimentaire... “.

“Ce n’est pas en privant les exilés de leurs droits fondamentaux et en leur refusant le minimum de dignité que l’on répondra de façon constructive et pérenne à la question de l’accueil des réfugiés”, ajoutent-elles.

D’après les onze associations, qui avaient déjà par le passé saisi la justice administrative pour faire reconnaître leur droit à venir en aide aux migrants, il y aurait actuellement environ 600 migrants dans la région de Calais.

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, qui a dénoncé mercredi “les conditions de vie inhumaines” subies par les migrants présents dans la région, estime lui aussi qu’entre 500 et 600 migrants sont présents dans la région.

La préfecture estime qu’ils sont deux fois moins nombreux.

    Depuis plusieurs semaines, les associations sont régulièrement empêchées d’organiser des distributions d’eau ou de repas par les autorités qui ne veulent pas voir de nouveaux regroupements de migrants se créer à Calais, après le démantèlement de la “jungle” à l’automne 2016.  

Pierre Savary, édité par Myriam Rivet

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